Agression à Lyon 2 : les étudiants accusent l'extrême-droite

Ils accusent les Jeunesses Identitaires, groupuscule d'extrême-droite, d'être à l'origine de cette opération coup de poings.

Selon plusieurs témoignages, la scène s'est déroulée peu après 18h30. Quand l'agression a eu lieu, une dizaine d'étudiants discutaient devant l'entrée du bâtiment Clio, à l'endroit-même où ils bloquaient l'accès aux cours quelques heures plus tôt.
Hala, une étudiante en licence d'économie "bloqueuse" raconte : "cinq personnes ont surgi de l'intérieur du bâtiment. Un premier a mis un coup de poing dans la nuque de Nono. Un deuxième lui a mis un coup de chaise et un troisième a fracassé l'ordinateur par terre". S'en est suivi quelques échanges de coups entre les quatre personnes et leurs cinq agresseurs qui ont finalement utilisé une bombe lacrymogène pour se dégager et prendre la fuite.
"On a appelé la police, poursuit Valérian, l'un des étudiants agressés. Deux équipage de BAC sont arrivés quelques minutes après. On a fait un tour du quartier avec eux mais on ne les a pas trouvés."
Quant au dénommé Nono, un salarié qui rendait visite à un de ses amis étudiants, il est directement allé aux urgences de l'hôpital voisin. Nous avons pu constater deux gros hématomes sanguinolent dans le cou et derrière son oreille droite.
Pour Valérian, "crânes rasés, usage de lacrymo, ça ne peut être que des membres des Jeunesses Identitaires venus casser du gauchiste. Ils pensent que vis-à-vis de certains qui s'opposent aux blocages des facs leur action est légitime". Pour un autre étudiant témoin de la scène, il ne fait aucun doute. Il dit en avoir reconnu "au moins deux qui ont participé à des rassemblements anti-IVG".
Après une partie de la nuit passée aux urgences pour les constats médicaux, les quatre personnes agressées doivent aller porter plainte contre X pour atteinte aux biens et aux personnes. Contactés par Lyon Capitale, les Identitaires lyonnais nient tout lien avec cet événement.

La FSE, principal syndicat étudiant à Lyon 2, "condamne les violences" et "appelle les étudiants à être solidaires face à la répression, qu'elle soit policière ou vienne de groupuscules d'extrême droite".

La présidence de Lyon 2 condamne, elle aussi 'avec la plus grande fermeté ces actes de violence en réunion, d'où qu'ils viennent'. 'L'équipe présidentielle souhaite vivement que les victimes de cette agression prennent immédiatement contact avec les services de la présidence afin d'examiner les suites judiciaires qui peuvent être données à cette affaire. La situation politique de notre université ne doit en aucun cas et dans aucune circonstance conduire à des actes de cette nature'.

Photo d'illustration : Matériel utilisé pour le blocage de la fac de Lyon2 (auteur Fle-ur)

Article mis à jour à 15h45 , après avoir contacté les Identitaires lyonnais

Article mis à jour à 18h30 , après le communiqué de la présidence de Lyon 2 posté sur le site de l'université

à lire également
Etudiants de l’IAE (Lyon 3) en décembre 2018 © Tim Douet / Aperçu du tableau paru dans Lyon Capitale n°795
En matière de formations post-bac, l’insertion professionnelle fait office de juge de paix. Encore faut-il s’y retrouver sous le déluge de classements et l’avalanche de salons au cœur de l’angoisse de la période de candidature sur ParcourSup. Lyon Capitale fait le point sur les formations d’avenir, celles qui recruteront dans les dix années qui viennent.

Les commentaires sont fermés

Faire défiler vers le haut