Jean-Jack Queyranne conseil régional 4.01.16 Tim
© Tim Douet

Exclusif. Affaire Erai : Jean-Jack Queyranne entendu par la brigade financière de Lyon

Selon nos informations l'ancien président (PS) du conseil régional Rhône-Alpes, Jean-Jack Queyranne, a été auditionné mardi 27 avril par la brigade financière de la police judiciaire de Lyon.

Selon les informations que Lyon Capitale a pu recueillir, Jean-Jack Queyranne, président (PS) du conseil régional de Rhône-Alpes de 2004 à 2015, a été auditionné mardi 27 avril dans les locaux de la brigade financière de la police judiciaire de Lyon. Cette audition fait suite à la plainte déposée par son successeur Laurent Wauquiez (LR) pour “prise illégale d’intérêts”, “favoritisme” et “abus de confiance” dans l'affaire Erai.

Une plainte initiée à la suite d'un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) de juin 2016 et de la liquidation judiciaire de l'agence économique Erai prononcée en juin 2015.
Entendu dans le cadre d'une enquête préliminaire, le procureur de la République de Lyon, Nicolas Jacquet, devra prochainement décider du sort de cette plainte, au vu des éléments recueillis et, en particulier, de l'audition de l'ancien président socialiste de la région Rhône-Alpes.

Coïncidence ?

Le même jour, la chambre des procédures collectives du  tribunal judiciaire de Lyon condamnait la région Auvergne-Rhône-Alpes à verser 10 millions d'euros au liquidateur de l’ancienne agence économique Erai. La justice a retenu que la Région avait une responsabilité dans le déficit qu’avait creusé Erai.

Dans son exposé, le tribunal a, en effet, reconnu que le conseil régional, principal pourvoyeur financier et donneur d’ordres d’Erai, avait une part de responsabilité dans la gestion de cette agence créée dans les années 1980 pour aider les entreprises régionales à conquérir des marchés à l’international. Pour les juges, la Région a ainsi “poursuivi une exploitation structurellement déficitaire pendant plusieurs années et maintenu artificiellement ERAI en activité, ce qui constitue, non pas une simple négligence, compte tenu de la durée et de l’ampleur de cet état déficitaire, mais une faute de gestion ayant contribué à l’insuffisance d’actif dont elle doit être déclarée responsable”.

Une affaire qui risque d'avoir des répercussions très politiques en cette période de campagne électorale.

Laisser un commentaire

Faire défiler vers le haut