Des banderoles anti-Puel dans Lyon

Vendredi en début de soirée, une cinquantaine de banderoles "Puel Démission" ont été déployées dans tout Lyon. Accrochés à des ponts surplombant la Saône et le Rhône, sur l’autoroute ou encore sur le périphérique, les slogans exigeaient tous le départ de l’entraîneur de l’OL. Du jamais vu à Lyon.

Les multiples efforts d’apaisement de Jean-Michel Aulas auront donc été vains. Après la scène surréaliste à l'issue du derby où le président de l’OL s’était rendu – avec un flegme remarquable – en contrebas du Virage Nord discuter avec 2500 inconditionnels exaspérés, on pensait les relations club-supporters pour un temps au moins, apaisées. Le boss de l’OL, reparti sous les ovations de la foule, l’a cru lui aussi. Mais un supporter ne se laisse pas embobiner aussi facilement. Et dans les travées de Gerland, personne ne cède à la duperie. Les discours ont beau être magnifiques, soigneusement prononcés et agencés dans le bon sens du poil du fan, ils sont insolubles lorsque les actes ne suivent pas. La cassure semble profonde, la plaie inguérissable.

Exaspération, lassitude

Malgré toute l’estime qu’ils continuent de conserver pour Jean-Michel Aulas, les Bad Gones ont franchi un pas qu’ils n’avaient jamais osé sauter. Lassés par la communication de leur président, qui promettait, après avoir été omniprésent dans les médias cette semaine, que Claude Puel allait changer, s’ouvrir vers l’extérieur, les résidents du Virage Nord inférieur ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Ils exprimaient déjà, dans un communiqué publié sur leur site Internet, leur agacement : "La lassitude a pris le pas sur nos espérances. Et devant l'abysse qui se dessine, nous estimons nécessaire de sortir de la réserve publique que nous observons en règle générale dans nos rapports avec le club et ses représentants." La scission est consommée. Le point de non retour atteint.

"On a tout perdu avec Puel"

L’action de vendredi soir entre dans cette droite ligne. Signe, s’il en fallait encore, de l’exaspération de l’ensemble des amoureux de l’OL. L’un d’entre eux, abonné depuis de nombreuses saisons, nous confie, entre abattement et colère  : "On aligne plus deux passes de suite. On ne fait plus peur. Avant, les équipes venaient à Gerland pour ne pas se prendre une valise. Aujourd’hui, elles viennent pour gagner. Plus de jeu, plus de titres, on a tout perdu avec Puel". La situation devient intenable pour Claude Puel, critiqué de toute part. Sans aucune violence, les supporters ont voulu faire bouger les choses et montrer une nouvelle fois leur désapprobation. Tout en étant pleinement conscients de l’impact médiatique d’une telle initiative. Le coup parfait, en somme.

A lire ce mois-ci dans votre magazine Lyon Capitale : "Puel passera-t-il l'hiver ?", en vente actuellement chez votre marchand de journaux.

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Une semaine après l'altercation entre Bruno Genesio et un supporter dans le quartier de Confluence, le journal L'Equipe a publié, ce samedi, une enquête sur les dessous de cette soirée. Pas vraiment du goût du président de l'Olympique lyonnais, qui n'a pas hésité à aller au contact avec les supporters critiques sur Twitter, de manière parfois très véhémente. 
3 commentaires
  1. willycat - 2 octobre 2010

    Et bientôt pour faire virer Puel, une intervention de Collomb qui comme tout le monde le sait est le symbole de l'autorité retrouvée

  2. jerome manin - 2 octobre 2010

    Ou l'inverse ?

  3. lyonnais - 2 octobre 2010

    Il est encore trop tôt pour limoger l'entraineur de l'OL.Le club aurait beaucoup à y perdre actuellement en temps et en énergies mais aussi en argent. Il faudra je pense attendre que notre club soit encore plus bas et si un jour Puel part ce sera à mon avis après le Mercato quand sa valeur marchande ne vaudra presque plus rien.

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