métropole conseil métropolitain 10.07.17
© Tim Douet

Mode de scrutin 2020 : Grivel en appelle à Collomb

Entre perte d'influence et manque de représentativité du territoire, Marc Grivel, premier vice-président de la métropole, a interpellé David Kimelfeld ce vendredi en conseil métropolitain. Sa requête : demander à Gérard Collomb d'assurer qu'il y aura un siège par commune en 2020, avec le nouveau mode de scrutin.

Groupe charnière à la métropole de Lyon, Synergies-Avenir craint pour son futur. Au début du conseil de la métropole, ce vendredi, le premier vice-président, Marc Grivel, a demandé à David Kimelfeld de “porter leur revendication “une commune –  un siège” auprès de Gérard Collomb”. Il faut dire que son groupe politique, sans lequel la majorité ne pourrait gouverner, pourrait bientôt perdre de son poids politique. En 2020, en effet, les conseillers métropolitains seront élus au suffrage universel direct, contrairement à aujourd'hui. Le nombre d'élus sera aussi réduit (150 au lieu de 165) et la répartition se fera désormais en fonction de critères démographiques sur 14 circonscriptions. Ce mode scrutin réduira de facto le nombre des élus Synergies-Avenir, car l'Ouest lyonnais, d'où ils sont très majoritairement issus, ne représente que 10 % de la population de la métropole.

Cette réforme du scrutin constitue “une atteinte à la démocratie de proximité (…) qui éloignera davantage les habitants de l'institution métropolitaine, dont l'intérêt et le rôle demeurent incompris”, dénonce Marc Grivel. Selon lui, cette modification engendrera en outre “une tutelle de la métropole sur les communes”.  Son groupe transmettra sous quelques jours une proposition de loi “visant à améliorer le système électoral de 2020 portant notamment la représentation de chaque commune, tout en respectant le principe de l'élection des autres conseillers métropolitains élus au suffrage universel proportionnellement à la population”. “La métropole est le fruit d'une longue histoire depuis sa naissance en 1959 et le fruit d'un dialogue toujours constructif entre communes”, lui a répondu David Kimelfeld. Et il a assuré qu'il allait “appuyer leurs demandes auprès du ministre de l’Intérieur”. “Comme vous, je pense que les communes restent le maillon essentiel de la démocratie locale”, a conclu le président de la métropole.

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David Kimelfeld, lors de son élection à la présidence de la métropole – Grand Lyon, juillet 2017 © Tim Douet
À la tête de la métropole depuis dix-huit mois, David Kimelfeld accélère le rééquilibrage entre ses compétences urbaines (héritées du Grand Lyon) et sociales (récupérées du département). L’outil créé en 2015 commence selon lui à montrer les premiers signes de sa pertinence. Mais il demande aussi du temps. En creux, David Kimelfeld dresse l’inventaire de la patte qu’il a apportée à cette collectivité depuis qu’il a succédé à Gérard Collomb.
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