Grand-Lyon : les quatre leçons du scrutin

Elu au premier tour à Charbonnières-les-Bains avec un score impérial de 57,14 % ou à Saint-Didier-au-Mont-d'Or avec 56,74 %, il pulvérise le score de Chirac de 2002 (28,83 % à Charbonnières). C'est un véritable raz-de-marée bleu dans ces communes il est vrai traditionnellement acquises à la droite. Sarkozy est généralement suivi par Bayrou qui arrive en 2nde position (de 18,28 % à Albigny à 25,99 % à Montanay) avant Royal (de 11,9 % à Charbonnières à 25,4 % à Neuville). Le Pen occupe une lointaine 4e place. Lors du premier tour de scrutin en 2002, le candidat frontiste arrivait pourtant en tête dans certaines communes comme Marcy-l'Etoile (17,25 %) ou Saint-Germain-aux-Monts d'Or (20,02 % %).

Le FN s'effondre dans les banlieues populaires

Partout, le score du FN a fondu comme neige au soleil. A Saint-Priest, il passe de 26,40 % (+3,93 à Megret) à 12,43 %. Le maximum que réalise Le Pen, c'est 13,95 % à Jonage (contre 27,65 + 4,27 % en 2002). Dans ces communes, l'effondrement du FN profite clairement à Sarkozy qui récupère largement cet électorat populaire. Le candidat UMP n'est pas du tout l'objet d'un vote rejet des banlieues populaires qui, au contraire, votent majoritairement pour lui. Partout dans l'est lyonnais, il fait plus que doubler le score de Chirac en 2002 (il obtient 33,4 % à Bron et 31,35 % à Saint-Priest, contre respectivement 16,8 % et 14 % pour Chirac en 2002).

Le rapport de forces bascule à droite

Dans plusieurs communes traditionnellement dirigées par des maires de gauche, le rapport de force a basculé à droite. A Bron, où le PS Jean-Jack Queyranne se présente aux prochaines législatives, la droite remporte 44,22 % des voix, contre 36,50 % à la gauche et 19,02 au centre. C'est encore plus net à Francheville, où la droite rafle 45,23 % des voix, le centre 24 % et la gauche réunie seulement 30,69 %. Le score est plus serré à Feyzin mais la droite conserve l'avantage (43,44 % à droite, 41,14 % à gauche et 15,4 % au centre). La gauche a de quoi s'inquiéter pour les prochains scrutins !

Royal arrive en tête dans les communes de gauche non socialistes

Dans le Grand-Lyon Ségolène Royal n'arrive en tête que dans des communes dirigées par des non-socialistes : trois villes communistes (33,7 % à Vénissieux, 32,4 % à Givors, 28,6 % à Pierre-Bénite), deux villes ex-communistes (39,5 % à Vaulx-en-Velin et 27,7 % à Grigny) et une ville de droite (35,1 % à Saint-Fons) ! Tous les bastions socialistes comme le Meyzieu de feu-Poperen (34,83 % Sarkozy - 25,2 % Royal) ou le Bron de Queyranne (33,4 % Sarkozy - 27,5 % Royal) placent Sarkozy en premier. Même Villeurbanne, le fief de feu-Hernu, donne un léger avantage à Sarkozy (30,23 %) sur Royal (30,1 %). Ségolène Royal a mieux résisté à Bayrou dans les villes populaires d'extrême-gauche que dans les communes socialistes en voie de boboïsation.

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