Européennes 2009 : les déclarations

Vincent Peillon, tête de liste PS (sur le plateau de France 2) : 'Le PS est affaibli, nous le savons depuis un moment. Il paye sans doute des divisions beaucoup trop grandes et l'incapacité à affirmer fortement un projet et le rassemblement nécessaire (...) Cette division, c'est une forme de 21 avril 2002, c'est exactement la même chose que l'on a aujourd'hui. Et, en tout cas pour ma génération, j'aimerais que ça ne se reproduise pas périodioquement.'

Michèle Rivasi, tête de liste Europe Ecologie (présente à la Préfecture du Rhône) : " C'est une très belle et très grande victoire. Je la dois à tous les électeurs qui ont compris le message porté par Europe Ecologie pour changer l'Union européenne. J'ai senti une vraie mobilisation des militants, du milieu associatif. C'est une victoire pour tous ceux qui veulent dire stop aux partis traditionnels qui nous mène dans le mur. Europe Ecologie apporte un autre projet de société. Et si dans le Sud-Est, nous sommes la seule région à être devant le PS, c'est aussi une belle victoire personnelle. Quand je me lance dans une campagne, c'est toujours pour gagner. Avec le PS, c'était projet contre projet. Vincent Peillon n'était pas de la région et je crois que l'authenticité a payé contre les apparatchiks ".

Patrick Louis, tête de liste Libertas (joint par téléphone)  : 'C'est une grande déception. C'est la conséquence d'une absence de débat politique qui vient du fait que le pouvoir n'est plus en France, le pouvoir militaire est à l'Otan, économique est à Francfort, le pouvoir législatif est à Bruxelles., Quand il n'y a plus de politique, il ne reste plus qu'à choisir entre la pipolisation et l'écologie. Le débat politique a disparu et je donne rendez-vous au pouvoir politique en place pour voir si il met en place la préférence communautaire eu s'il refus l'entrée de la Turquie. Notre programme a été cannibalisé et donc j'attends le pouvoir sur ces points là "

Gérard Collomb, maire PS de Lyon (joint par téléphone)  : 'Voilà des mois et des mois que je dis que le PS va droit dans le mur en raison de sa non-ligne politique qui n'est qu'une critique systématique du gouvernement ; en raison d'un discours qui hésite entre modernisme et archaïsme et qui est donc inaudible pour les électeurs. (...) Ce que montre ces élections, c'est qu'on ne gagnera qu'avec toute la gauche, mais aussi avec le Modem. Cela me conforte dans mon diagnostic'.

Martine Roure, députée européenne sortante (par téléphone) : 'Mon analyse est assez différente de celle de Gérard Collomb. Je ne pense pas comme Gérard Collomb que ce soit la faute des candidats. Si il y en avait eu d'autres, ça aurait été pareil. Ce résultat est une catastrophe car il y a un émiettement total des voix de gauche et on n'a pas su se faire entendre, donc quelque part, on n'a un problème. Il y aura 14 socialistes au Parlement Européen, quand je sais la difficulté du travail au Parlement Européen, je me dis que les 14 socialistes devront être hyper présents. Je pense aux directives qui vont arriver très vite, dés juillet, et qui seront votées par un parlement majoritairement de droite et libéral. Alors ce soir, mes pensées vont donc aux classes populaires'.

Jean-Vincent Jehanno, présent sur les listes du Front de gauche (par téléphone depuis le siège de la fédération du PC) : 'Notre mandat est rempli, on attend le résultats officiels mais on est en passe de faire élire notre tête de liste dans le sud-est, Marie-Christine Vergiat. (...) L'urgence écologique a été ressentie par les électeurs mais, manifestement, l'urgence sociale n'a pas trouvé sa place dans cette élection, sinon dans l'abstention. Si le NPA avait accepté la main tendue du Front de Gauche, alors nous aurions pu faire jeu égal avec les listes Europe écologie. Nous aurions pu être la voix de l'alternative à la gauche libérale. Nous concernant, on a senti une prime là l'unité, les électeurs du NPA étaient désorientés en raison du refus d'Olivier Besancenot de nous rejoindre. L'UMP réalise un score trompeur, les réserves de voix sont faibles et manifestement, ils doivent se demander comment ils vont aborder les régionales'.

Françoise Grossetête, (tête de liste UMP), depuis la préfecture du Rhône : " Je suis profondément ravie mais j'attends les résultats définitifs pour savoir si nous aurons un cinquième siège. Cela se joue à quelques centaines de voix. Si Nora Berra est députée, je serai très heureuse. Si nous n'avons que quatre élus, je serai heureuse. Je fixe toujours la barre plus haut. Maintenant il faut continuer dans la dynamique de cette victoire. Il ne faut jamais se reposer. (...) Le PS s'est effondré. C'est l'échec de Martine Aubry et de Vincent Peillon. Il a été tellement suffisant pendant la campagne, d'un tel mépris pour les électeurs. Les français ne se sont pas trompés, ils veulent la vérité et la transparence "

Raoul Jennar, tête de liste du NPA, (par téléphone) : Ne souhaite pas faire de déclarations.

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