Et si Gégé s'veillait
© tim douet

Et si Gégé s'éveillait…

C'est le titre du pastiche officiel du livre du maire de Lyon, Et si la France s'éveillait (ed Plon), que vous pouvez trouver en kiosque et en librairie depuis le 1er avril. Les lecteurs les plus fidèles se souviendront que Lyon Capitale avait publié à l'époque de Raymond Barre, un roman-feuilleton hilarant intitulé "Fatale Ronflette", dont le manuscrit nous avait été proposé par Bertrand Hadet, qui commençait alors une belle carrière journalistique. Dix ans plus tard, un lecteur a été inspiré par le "livre prophétique du maire de Lyon". Son manuscrit signé Gérard Trobon nous a fait rire, raison suffisante pour que nous décidions de l'éditer. Pour l'occasion, la maison d'édition s'appellera Du Plomb dans l'aile gauche, et la collection Turbine Libre. En lançant son livre le 1er avril, au prix de 3 euros, Gérard Trobon se donne pour mission d'apporter sa lumineuse lumière au monde du XXIIe siècle…

Si vous voulez en savoir plus, nous ne pouvons que vous recommander la lecture de son blog, que vous trouverez à l'adresse http://gerard.trobon.over-blog.com.

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Après l'attaque de Strasbourg qui a fait trois morts et treize blessés, Gérard Collomb a présenté le dispositif de sécurité du marché de Noël à Lyon. Il est également revenu sur les Gilets jaunes, appelant "à la retenue" dans le contexte actuel. 
6 commentaires
  1. Yvan, de Lyon - 31 mars 2011

    Excellent !Rien de tel qu'une 'communication miroir', pour mettre en évidence, le ridicule de l'original.

  2. Socialyon - 4 avril 2011

    Je me suis proposé le lire et commenter l'opuscule de Collomb.Il n’est pas le livre d’un candidat à la présidentielle. Dans son positionnement politique libéral-(trop-peu-)social d’abord, il est bien trop faible en propositions et en mesure concrètes. Il n’est pas à la hauteur d’un livre programme pour la Nation française diverses dans ses territoires, leurs problématiques et leurs enjeux, républicaine et indivisible dans son unité.Le livre, c’est son second facteur de non-présidentialité, souffre en effet d’un localisme patent, il est les vues et le discours d’un homme de pouvoir local qui voit le monde de là où il vit, depuis une métropole engagée, c’est sa nature, dans la mondialisation.Ce qui est donc un témoignage de considérations politiques - et on a le droit d’en écrire sans pour autant le faire passer pour une adresse solennelle à la Nation – parait être un support de posture, un outil de communication adressé à l’endroit de (certains acteurs de) la société lyonnaise dans sa culture et sa dynamique socio-économique particulière.Gérard Collomb ne veut pas être Président de la République. Et si son livre éclaire sa pensée, je crois qu’il ne le peut pas. Il est le Maire de Lyon en campagne pour un troisième mandat et se pare des habits un peu trop grand de l’envergure nationale, pour valoriser, ça il sait faire, un projet politique métropolitain libéral et mondialiste auquel il faut attribuer la pertinence du dynamisme économique mais relever aussi les impasses sociales, écologiques et j’ose dire politiques.Les idées méritent d’être débattues, surtout quand elles sont avancées dans l’espace public. Mon commentaire est donc une réaction au livre du Baron bâtisseur, VRP globe-trotteur. Il s’enrichira de vos remarques et de nos échanges.Passons sur les propos politiciens, les petites phrases distribuées par le Baron à l’encontre de M. Aubry, de S. Royal ou d’autres »prurit gauchisant aigu, » des critiques complaisantes qu’il adresse à N. Sarkozy et qui se rapprochent plus de l’édito d’un hebdomadaire que de la proposition politique et concentrons nous enfin sur la vision du Baron Collomb pour la France notre Nation.La critique développée sur le site de Lyon, quartier citoyen.

  3. michel - 5 avril 2011

    @SocialyonJe suis d'accord avec ton commentaire et suis allé faire un tour sur ton site. Les différentes analyses m'ont intéressé, même si je ne les partage pas toutes à 100%. Le Baron se positionne pour un troisième mandat et envoie un message même plus subliminal à (certains acteurs de) la société lyonnaise, qui pourrait tenir en deux phrases : 'Regardez bien comme je suis bel et bon, en plus je suis collompatible avec l'air du temps. Je veux bien tout ce que vous voudrez, vos projets sont les miens, mais faites-moi à nouveau confiance, demain je défendrai encore mieux vos intérêts particuliers'. Quand on est sincèrement de gauche (et on peut l'être sans être naïf pour autant, oui oui oui) on a le sentiment désagréable d'être pris pour des idiots, ce que nous sommes peut-être après tout. L'opuscule de Gérard Collomb, qui est 'faible en intensité', pour paraphraser Plenel sur notre démocratie, tient à la fois de la posture politicienne hélas basique, mais aussi d'un certain tropisme (son 'localisme patent', comme tu l'écris), érigé en vérité première.Souvenons-nous de la définition de Nathalie Sarraute à propos des tropismes, justement : 'Mouvements indéfinissables qui glissent très rapidement aux limites de la conscience ; ils sont à l'origine de nos gestes, de nos paroles, des sentiments que nous manifestons, que nous croyons éprouver et qu'il est possible de définir'. Collomb affiche la prétention inouïe de réformer tout seul le socialisme, alors que son ouvrage n'a qu'un unique sujet, de la première à la dernière page : lui-même à travers les âges, les époques et les courants, toujours génial et conquérant, avec donc une réelle propension à l'autosatisfaction.On peut aussi privilégier la définition scientifique du tropisme : 'mouvement d'un organisme qui s'oriente par rapport à un agent extérieur. Exemple : Le tropisme des tournesols vers le soleil'. Mais alors, quand on est soi-même son propre soleil, est-ce qu'on s'éblouit au point d'en devenir aveugle ?

  4. Socialyon - 5 avril 2011

    @Michel Merci pour ta remarque et le commentaire. Je te rejoins bien volontiers sur la baisse d'intensité de la démocratie. Hier soir d'ailleurs Plenel, l'a évoqué. Mais tu y étais surement. Et j'ai bien aimé, de la part des trois invités, l'appel à la citoyenneté. J'ai bien aimé aussi quand Collomb, le réaliste, le pragmatique, n'a pas réussi à recueillir les suffrages de l'applaudissement. Au plaisir de nous retrouver, en 'irl' comme on dit.

  5. michel - 5 avril 2011

    @SocialyonAvec plaisir !

  6. Contribuable Lyonnais - 5 avril 2011

    L'appel à la citoyenneté ! Essayez d'être un citoyen face à un représentant du pouvoir politique, vous serez broyés. Et si vous êtes en action judiciaire contre l'un d'eux, de victime vous passerez à présumé coupable si votre dossier est en béton, et s'il y a une faille, vous deviendrez coupable alors que vous êtes victimes au départ. Un politique qui appelle à la citoyenneté, faut traduire par 'sois citoyen tant que cela ne nuit pas à mes intérêts et à mon égo'.

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