Delanoë, le médiatique

C'est ce qu'a déclaré tout de go Christiane Demontès, Première secrétaire de la fédération PS du Rhône lors d'une conférence de presse des soutiens lyonnais à la motion du maire de Paris. Il y avait là les indéfectibles des premiers jours à l'image de Nathalie Perrin-Gilbert, la maire du 1er arrondissement de Lyon et les ralliés de la dernière heure comme le maire de Villeurbanne, Jean-Paul Bret ou encore le député-économiste Pierre-Alain Muet. Jean-Paul Bret justifiait son choix en renvoyant Gérard Collomb et sa motion, la Ligne Claire, à leurs contradictions : " Elle (la ligne claire, ndlr) a exprimé une volonté de rassemblement, une vision réformiste et une volonté d'écarter le débat des présidentiables. C'était un moment du débat qui a eu sa pertinence. Mais la Ligne Claire a signé avec Ségolène Royal qui n'a jamais caché caché qu'elle allait être candidate ". Entre-temps, l'ex-candidate à la présidence de la République a tout de même concédé ne plus vouloir faire de sa candidature un " préalable ". Pierre-Alain Muet, l'un de ceux qui a poussé François Hollande à rejoindre Delanoë, distingue bien enjeux nationaux et enjeux locaux : " La question du congrès du PS, ce n'est pas la question de la politique de Gérard Collomb ".
Cependant, d'autres considérations que celles de la cohérence politique ont conduit les uns et les autres à soutenir Bertrand Delanoë. Après avoir vanté le " positionnement clair à gauche " du maire de Paris et " son autorité naturelle pour remettre le parti au travail ", Nathalie Perrin-Gilbert a souligné que le maire de Parisest celui qui " maîtrise le mieux les règles du jeu politique et médiatique ", insistant sur son " absence de naïveté au niveau médiatique ". Depuis son arrivée à la mairie de Paris, Bertrand Delanoë a toujours séduit les médias. Télégénique, photogénique, les idées lyonnaises ont toujours été reçues avec plus d'enthousiasme lorsque c'est le maire de Paris qui les portait. Ce qui contribue d'ailleurs à alimenter l'animosité de Gérard Collomb envers son homologue parisien. La plupart des soutiens lyonnais à Delanoë entonneront cette petite musique du " Delanoë, le médiatique ". " A partir du moment où sur le fond, il y a moins de divergences (entre Royal, Aubry et Delanoë, ndlr), d'autres choix priment " admet Jean-Paul Bret. Le maire du 7ème arrondissement, Jean-Pierre Flaconèche ne dira pas autre chose : " Delanoë a une longueur d'avance sur tous les autres dans les médias ". Le maire du 4ème arrondissement, Dominique Bolliet renchérira : " On doit être capable de faire passer un message d'authenticité pour faire passer nos idées. On a envie d'avoir quelqu'un dont la voix porte ". On peut s'autoriser, sans trop se tromper, à terminer sa phrase par ces mots : " dans les médias... "

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