Prothèses imprimées en 3D : un atout dans les zones sensibles

Ce lundi, un petit garçon de six ans, né sans sa main droite, est devenu "Super Max" grâce à une prothèse réalisée avec une imprimante en 3D. Une première en France. Verra-t-on l'expérience se multiplier ?

Maxence, six ans, originaire de Cessieu (Isère), à mi-chemin entre Lyon et Grenoble, est né sans sa main droite. Lundi, il a reçu une prothèse réalisée grâce à une imprimante 3D, multicolore et avec un grand M imprimée au milieu, pour "Super Max". Une expérience nouvelle en France, mais qui pourrait bousculer le monde de la prothèse.

"La prothèse 3D permettra notamment de baisser les coups et de fabriquer à distance, ce qui peut être très intéressant", explique-t-on à Handicap International. En effet, une prothèse en 3D tel que celle de Maxence ne coûte qu'entre 50 et 200 euros, selon la taille de la main. De plus, elle est attachée par de simples scratchs, de sorte que le jeune homme peut l'enlever à sa guise.

Un avantage dans les zones sensibles

Handicap International suit avec attention le développement de cette nouvelle technologie, et a lancé des programmes de recherche et développement sur l'impression et le scanner 3D.

Quant à savoir si ce type de prothèse va se multiplier dans les années à venir, rien n'est encore sûr. "Ce que ce petit garçon a reçu s'apparente plus à un jouet, c'est très ludique. Ca n'a pas de point commun avec une prothèse orthopédique", explique Brice Blondel, porte parole de Handicap International. Il peut bouger ses doigts, parce qu'il a un poignet. Il est néanmoins peu probable qu'il puisse vraiment saisir des choses."

Pour Brice Blondel, le premier intérêt des recherches sur la 3D ne se situe pas dans l'impression, mais dans le scanner 3D : "Pour la création de prothèses orthopédiques, le scanner 3D va nous permettre de travailler à distance, avec moins de monde, et de calculer précisément les mesures des patients."

Cette technologie sera particulièrement utile sur les terrains compliqués, les zones d'urgence où il n'est pas facile d'importer tout le matériel classique et le personnel. Ce sera un gain économique certain. Concernant l'imprimante 3D, elle permettra de "remplacer certaines pièces d'appareillages plus rapidement", explique-t-il.

Ces innovations sont toujours à l'état de recherche et devraient voir le jour sur le terrain "d'ici quelques années", explique Brice Blondel. Mais elles viendront en complément, pas en remplacement."

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