Permanence PS - Explosions de joie et premières incertitudes

Trois militants s'affairent aux derniers préparatifs : chips, coca, bretzels et cubis de côtes-du-rhône. Une vieille télé retransmet "Le maillon faible". Christiane Demontès, patronne du PS dans le Rhône, tout sourire, plaisante : "et si on se regardait le match de l'OL ? !". Les dernières prévisions tablent sur plus de 80 % de participation. "Ça n'a jamais désavantagé la gauche, plutôt l'extrême-droite".

19h00. Le Q.G. se remplit peu à peu de tee-shirts rouges siglés "Les jeunes pour Ségolène" et "Fiers d'être socialistes". L'assistance est jeune. Le buffet a du succès.

19h30. Arrivée de Gérard Collomb, très détendu. Les flashs des appareils photos crépitent, la tension monte... et les verres descendent. Jean-Jack Queyranne, président du Conseil régional, est visiblement moins à l'aise. Il déboutonne son bouton de chemise et semble avoir la cravate qui le démange.

19h53. Des sifflets retentissent quand la berline noire, vitres teintées, du Front National passe sur France 2. "A bas, à bas, à bas Le Pen !". Queyranne tapote dans les mains.

19h56. Les militants entament de bruyantes "ola", immédiatement suivies d'un silence quasi monacal.

19h59.59'. Roulements de tambour... Le visage de Ségolène Royal apparaît à l'écran. C'est l'explosion de joie. Tout le monde exulte, saute et s'embrasse. Des drapeaux flottent dans le petit local. Le maire de Lyon a les yeux rougis d'émotion. La gauche sera au deuxième tour. Le FN est out.

20h15. Les trois-quarts des sympathisants PS ont déserté les lieux et les quelques visages qui restent se sont nettement refermés. Le deuxième tour est déjà dans toutes les têtes. Et ne se profile manifestement pas de la même façon.

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