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Météo-France Auvergne-Rhône-Alpes en grève contre la baisse de moyens

Les coupes budgétaires drastiques annoncées par le programme “Action publique 2022” provoquent la colère des personnels de Météo-France. Un mouvement de grève a été lancé pour dénoncer “des orientations paradoxales à l’heure du changement climatique et de l’impact grandissant des phénomènes météorologiques majeurs touchant nos territoires”.

Fermeture de services et postes en moins. Le programme “Action publique 2022” lancé par le Premier ministre en octobre provoque la colère des personnels de Météo-France Auvergne-Rhône-Alpes. Un mouvement de grève a été lancé, qui devrait durer jusqu'à dimanche, tandis que 70 % des agents de la région ont signé une pétition contre ce projet censé "accélérer la transformation publique". Le programme prévoit, selon les syndicats, la disparition de 95 postes dès 2018 et de 500 postes d'ici à 2022 à Météo-France. Alors que l’établissement aurait déjà perdu "plus du quart de ses effectifs et la moitié de ses implantations territoriales ces dix dernières années". Les syndicats dénoncent "une logique purement comptable et idéologique", soulignant qu'aucune étude d'impact n'aurait été menée au préalable. Les orientations du programme sont ainsi jugées "paradoxales à l'heure du changement climatique et de l'impact grandissant des phénomènes météorologiques majeurs touchant nos territoires".

“La chaîne d’alerte en cas de danger météo sera fragilisée”

L'intersyndicale, qui regroupe la CGT, Solidaires, FO et la CFDT, précise que la baisse de moyens aura des conséquences sur tous les services Météo-France de la région, pas uniquement sur celui des prévisions. Cinq centres devraient également fermer leurs portes à Aurillac, Clermont, Montélimar, Bourg-Saint-Maurice et Chamonix. "Avec la disparition des bureaux d'études locaux de Météo-France, un des outils dans la lutte contre le changement climatique est mis à mal. La qualité des prévisions météo pour les transports (viabilité hivernale, trafic aérien), l'agriculture, le tourisme, le BTP et l'énergie seront impactés et la chaîne d'alerte en cas de danger météo sera fragilisée", prévoit l'intersyndicale. Les personnels de Météo-France en grève veulent par leur mouvement rendre visibles les besoins des usagers, des entreprises et des élus en termes d'assistance météorologique et climatique. Ils réclament "un service public de la météorologie de pointe, pour tous les territoires et tous les acteurs".

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