Bar – Plus belle la vie

Lyon : GPA dans “Plus belle la vie”, une association interpelle le CSA

L'association féministe “Regards de femmes”, basée à Lyon, a interpellé le CSA sur le traitement fait par la série “Plus belle la vie” de la gestation pour autrui (GPA) dans des épisodes diffusés récemment. Elle estime que la série “fait l’apologie de l’exploitation du corps des femmes par la GPA”. 

Homoparentalité, transidentité, racisme, addiction aux drogues, depuis 15 saisons, “Plus belle la vie”, la série à succès de France 3 a abordé de nombreux sujets de société à travers ses épisodes et personnages. Récemment, l'une des protagonistes (Céline interprétée par Rebecca Hampton) a décidé d'avoir recours à une gestation pour autrui (GPA) au Royaume-Uni. Une méthode de procréation interdite en France - et qui le restera selon les premières orientations de la loi Bioéthique portée par le député du Rhône Jean-Louis Touraine –  qui a fait réagir l'association “Regards de femmes” basée à Lyon. 

Si cette dernière a salué “la capacité de Plus belle la vie” à présenter les questions sociales avec nuance et une fine connaissance des sujets”, elle a dénoncé un “parti pris très grave” sur le sujet de la GPA abordé récemment. “Il vise à rendre acceptable une pratique d’exploitation du corps des femmes, interdite en France et dans la plupart des pays d’Europe”, a déploré l'association féministe. 

La Rapporteuse Spéciale des Nations-Unies sur la vente et l’exploitation sexuelle d’enfants, reconnaît, dans son étude sur la "gestation pour autrui" de 2018, que l’essentiel des conventions de GPA pratiquées, y compris dans les pays dits développés, ne sont rien d’autre que de la vente d’enfant, quels que soient les artifices juridiques employés”, écrit Regards de femmes dans un communiqué. 

La pratique de la maternité de substitution repose sur un système d’exploitation et d’instrumentalisation du corps des femmes et des enfants. En France, le Code civil l’interdit au nom de la dignité de la personne et des principes d'indisponibilité et de non-patrimonialité du corps humain”, ajoute-t-elle.

Regards de femmes a démandé à la production de la série de “rappeler, de façon explicite, l’interdiction de la GPA et d’évoquer clairement les conclusions de la Rapporteuse spéciale des Nations-Unies”. En compagnie d'autres organisations et associations féministes, elle a aussi interpellé le CSA sur le sujet. 

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