Gratte-ciel, à Villeurbanne (©Antoine Merlet)

Grand Lyon : Villeurbanne prend un arrêté anti-pesticides

Le maire de Villeurbanne, Jean-Paul a pris un arrêté interdisant l'usage des pesticides sur l'ensemble de sa commune. C'est une première dans l'agglomération de Lyon.

Dans la région, après Clermont, Grenoble, Malleval-en-Vercors, ou bien encore Eybens, une nouvelle ville vient de prendre un arrêté interdisant les pesticides sur son territoire. Première dans l'agglomération de Lyon sur cette question, Villeurbanne a choisi de dire non aux pesticides sur sa commune. Ce 11 octobre, le maire Jean-Paul Bret a pris un arrêté municipal "visant l'interdiction de l'utilisation de pesticides de synthèse à Villeurbanne". Cette décision avant tout symbolique s'applique aussi bien aux professionnels qu'aux particuliers (même si ces derniers n'ont plus le droit d'acheter des pesticides depuis le 1er janvier 2019).

"Depuis 2015, le glyphosate est considéré comme « cancérigène probable » par le Centre international de la recherche sur le cancer (Circ), qui relève de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Villeurbanne porte une histoire en matière d’engagements environnementaux et de santé publique. Dès 2000, la collectivité a arrêté d’utiliser des pesticides dans tous les espaces publics, puis le parc naturel urbain de la Feyssine a été labellisé en Espaces verts écologiques en 2008. En 2009, les cimetières et les jardins urbains cultivés mis à disposition des habitants sur des terrains publics ont à leur tour été inclus dans les zones sans pesticides", précise la ville.

Une soixantaine de maires en France

A travers de tels arrêtés, les maires d'une soixantaine de communes en France espèrent pousser le gouvernement à agir plus rapidement contre les pesticides. Néanmoins, ils se heurtent à certains préfets qui jugent de tels arrêtés illégaux, demandant leur retrait. Daniel Cueff, maire de Langouët en Ille-et-Vilaine, s'est ainsi retrouvé devant le tribunal administratif de Rennes ce lundi 14 octobre, après avoir pris un arrêté interdisant les pesticides à moins de 150 mètres des habitations. La préfecture a demandé son annulation et la décision mise en délibéré. A Lyon, le maire Gérard Collomb a refusé de prendre un tel arrêté malgré la demande des Verts, estimant que telle décision serait illégale.

4 commentaires
  1. Georges Marchais - 15 octobre 2019

    cela fait longtemps que les communes n'ont plus le droit de traiter et la vente de pesticides aux particuliers est interdite depuis le 1er janvier.

    Cet arrêté est aussi inutile que ridicule.

  2. Georges Marchais - 15 octobre 2019

    il faudrait que le gouvernement explique pourquoi la loi interdit aux communes d'utiliser des pesticides sur les ronds point et jardins mais autorise les paysans à traiter à un mètre des habitations.

    1. Abolition_de_la_monnaie - 15 octobre 2019

      Sacré Georges... d'abord, ce ne sont pas "les paysans" mais "les exploitants agricoles de la FNSEA".
      Ensuite, la France produit ces pesticides et elle est bien embêtée de les supprimer totalement vu que ça va engendrer la fermeture d'usines et du chômage... (le piège d'un monde monétaire).
      Enfin pour se passer des ces pesticides, il faudrait utiliser d'autres formes de production alimentaire, comme par exemple avec la permaculture. Mais là encore, cette production ferait augmenter les coûts (et donc les prix) parce qu'il faut beaucoup plus de personnel. Or les consommateurs ne veulent généralement pas payer plus cher. (une fois de plus, coincés par le système monétaire).

  3. Galapiat - 15 octobre 2019

    la FNSEA avait appelée à voter REM , faites nous signe le jour où les paysans seront satisfaits en parallèle nombre de ceux qui protestent ont bâtis en limite des zones de culture , idem industries, aéroports.

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