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CC Patrick Giraud

Dans la région lyonnaise, les familles et les jeunes plus vulnérables

Fin décembre, le bureau d'étude Compas publiait une étude sur le taux de pauvreté dans les 100 plus grandes villes de France. Si Lyon est peu touchée, Vénissieux concentre une part plus importante de ménages pauvres. Les familles et les jeunes seraient également plus vulnérables dans la région.

Le bureau d'études Compas, spécialisé dans l'analyse des besoins sociaux des territoires, publiait fin décembre le tableau des taux de pauvreté des 100 plus grandes communes de France. Il s'agit d'une estimation réalisée "par croisement entre les taux de pauvreté, la population fiscale de 2013, les populations fiscales par critères socio-démographiques issues des données de revenus fiscaux de 2011 et la population par type de ménage issue du recensement au 1er janvier 2013".

Lyon peu touchée par la pauvreté, au contraire de Vénissieux

Parmi les grandes villes de France, Lyon serait parmi les moins touchées par la pauvreté, avec un taux de 14,5 %, soit 66 000 personnes pauvres. A titre de comparaison, Paris affiche un taux de 16,2 %, Nantes 15,5 % tandis que Marseille et Montpellier dépassent les 25 %. D'après les chiffres de l'INSEE de 2014, la moyenne nationale se situe pourtant autour des 14 %.

 

Ce chiffre a priori encourageant est à mettre en parallèle avec les taux de pauvreté des villes de la périphérie lyonnaise. Le taux de pauvreté à Villeurbanne serait lui de 18,1 % (26 000 personnes), tandis qu'il avoisine les 30 % à Vénissieux (18 000 personnes).

 

Les jeunes plus vulnérables

L'étude met également en évidence la fragilité des jeunes ménages. Parmi la population pauvre, à Lyon, 16,7 % des ménages ont moins de trente ans, alors qu'ils ne sont que 4,8 % a avoir plus de 75 ans. A Villeurbanne, le ratio est similaire : 13,6 % contre 4,5 %. Des chiffres moins spectaculaires à Vénissieux, où les étudiants sont moins nombreux. Les moins de trente ans y représentent 7,6 % des personnes pauvres.

 

Les familles surreprésentées parmi les pauvres

Autre tendance relevée par l'étude, les personnes vivant en famille (parentale ou monoparentale) sont majoritaires parmi la population pauvre. 53,3 % à Lyon, 64,8 % à Villeurbanne et presque 84 % à Vénissieux. Au contraire, les personnes seules représentent une minorité.

 

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2 commentaires
  1. jeanjojobobo - 4 janvier 2017

    Encore une confusion ville/commune. Lyon n'est pas moins pauvre que Toulouse ou Marseille mais moins grande...C'est une commune minuscule de 47 km2 (contre 118 et 240!) qui n'englobe pas ses quartiers pauvres. Les quartiers nord de Marseille figurent dans les statistiques de cette commune alors que les quartiers sud de Lyon n'y sont pas.Ces chiffres ne sont pas à mettre 'en parallèle' avec ceux des communes limitrophes mais sont à additionner avec ceux-ci. Il est scandaleux qu'un bureau 'spécialisé' puisse encore nous pondre ce genre d'études ! Les villes sont des ensembles urbains ,pas des communes. Ces dernières ne sont que les découpages administratifs des villes. Il est urgent de creer une 'grande commune de Lyon' pour que notre ville soit perçu telle qu'elle est réellement 😉

  2. FEFI - 5 janvier 2017

    @ Bien vrai, il existait le Grand Lyon et maintenant La Métropole, alors?

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