Apéro Facebook : Nantes compromet-il Lyon ?

Un apéro géant était organisé à Nantes mercredi soir. L'événement a fait un mort et plusieurs blessés graves, suite à des débordements liés en majorité à la consommation abusive d'alcool. Des incidents qui font redouter l'interdiction de l'apéro Facebook promis dans l'agglomération lyonnaise.

Le jeune homme qui avait chuté d’un pont mercredi soir à la sortie d’un apéro géant à Nantes, est décédé des suites de ses blessures jeudi matin. Il s’agit du premier accident mortel lors d’un tel rassemblement. Ces évènements de grande ampleur, organisés via le réseau social Facebook ont connu un essor considérable ces derniers mois et mobilisent un nombre incroyable de participants. Lors de cette édition nantaise, 10 000 personnes se sont retrouvées sur la place Royale. 57 d’entre elles ont dû être évacuées, tandis que 41 ont été placées en garde à vue. Pour les autorités, la spontanéité de ces rassemblements les rend difficile à encadrer. Premier facteur pointé du doigt pour les dérives de ces apéros : l’alcool. En effet, l’analyse toxicologique effectuée sur le jeune homme décédé à Nantes a révélé que celui-ci avait une alcoolémie avoisinant les 2,4g d’alcool dans le sang.

Le drame nantais soulève évidemment une question : Faut-il interdire ces rassemblements ? Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur a annoncé la tenue d’une réunion de travail concernant ces manifestations arrosées dès la semaine prochaine. De son côté, la secrétaire d’Etat au Numérique Nathalie Kosciusko-Morizet , a lancé un appel à la responsabilité des organisateurs mais s’est dite défavorable à une interdiction systématique.

L’apéro géant lyonnais, encore dans les tuyaux, se détache des autres apéros organisés en France. En effet, comme nous l’annoncions le 3 mai, l’évènement lyonnais devrait être sans alcool. Et cela à l’air de plaire aux participants, puisque sur la page du groupe, 23 000 membres se disent déjà prêts à se retrouver, un verre de grenadine à la main. La sobriété, un argument qui devrait rassurer les autorités lyonnaises pour l’organisation de cet évènement qui se revendique avant tout comme un moment festif.

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Sur la Toile, le groupe des Sœurs de Lyon a fédéré en quelques années plus de 15 000 membres. Interdite aux hommes, cette page Facebook témoigne d’une tendance plus large au communautarisme religieux, voire à la sécession d’avec le reste de la société.
2 commentaires
  1. lyonnais - 14 mai 2010

    Il y a un terain vague (pour encore longtemps) à l'Antiquaille. Il n'ont qu'à le faire la-bas et comme le bruit monte ils ne géneront pratiquement personnes.

  2. GONE 69 - 16 mai 2010

    Un apéritif sans alcool je n'y crois pas trop. Ce genre d'évennement ne peut que créer des problèmes dans la ville.

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