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Prisons bloquées : Villefranche rouverte, Corbas à l’arrêt

L’appel au blocage des syndicats Ufap-Unsa et CGT Pénitentiaire a trouvé écho dans le Rhône. Dès 6 heures ce matin, des employés se sont mobilisés à l’entrée des prisons de Corbas, Villefranche, mais aussi Roanne ou Saint-Étienne. Si certains mouvements ont été dispersés par la police, d’autres se poursuivent.

À Villefranche, la mobilisation a été tuée dans l'œuf. Ils étaient une soixantaine à bloquer l'entrée du bâtiment ce matin, mais rapidement les pompiers et la police sont intervenus. "Les pompiers sont venus éteindre les barrières enflammées qui avaient été mises en place. Ensuite, on a essayé de tenir la porte, mais les policiers locaux nous ont délogés", explique Dominique Verrière, du syndicat Ufap-Unsa, pas surpris pour un sou de la rapidité de réaction des forces de l'ordre. "C'est comme d'habitude. Ils ne nous laissent pas manifester", se désole-t-il, avant d'ajouter : "On attend des réponses claires de la hiérarchie, et si on n’est pas satisfaits on reconduira."

Des sanctions à venir pour les grévistes ?

À Corbas, les syndicats parlent d'une centaine de personnes mobilisées devant la prison. "La situation est très calme, il n'y a eu aucun incident", assurent-ils. Pas d'incidents, mais un établissement à l'arrêt complet. "À l'intérieur, il n'y a plus que les prisonniers. Tout est bloqué, on contrôle les entrées et sorties", selon un syndicaliste présent sur place. Si, à Corbas, la prison est désertée par le personnel, ailleurs des gardiens sont tout de même allés travailler. "Soit parce qu'ils ne sont pas d'accord avec le mouvement, soit parce qu'ils craignent des sanctions", explique Sylvain Pirron, de la CGT Pénitentiaire. En effet, selon lui, "il y a des endroits où la direction a déjà promis des sanctions administratives".

Des mouvements ont également été signalés à Roanne, Saint-Étienne ou Bourg-en-Bresse. À Vendin-le-Viel, là où tout a commencé, le directeur de la prison a présenté sa démission. Suite à la violente agression de trois gardiens dans son établissement, il a indiqué au directeur interrégional des affaires pénitentiaires que "les conditions ne [lui] paraissaient plus réunies pour [qu'il] puisse diriger l'établissement avec sérénité".

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