Grand stade décines
©Tim Douet

Pour la préfecture, “le Parc OL n’a jamais été visé par un attentat”

La une du Progrès de ce matin, “Décines Parc OL : L’hypothèse d’un attentat avant l’Euro”, pose problème à la préfecture du Rhône qui, sans démentir un certain nombre d’informations avancées par le quotidien, précise qu’“en aucun cas les services de renseignement et d’investigation n’ont détecté le moindre projet d’attentat visant le Parc OL”.

"L'hypothèse d'un attentat au Grand stade avant l'Euro avait été très sérieusement signalée par les services de renseignement" indique la légende de la photo d'illustration de l'article du Progrès. Si le contenu de l'article n'est pas mis en cause, la présentation "sensationnaliste" des informations est dénoncée par la préfecture qui considère comme faux le fait de parler d'hypothèse d'attentat pour signaler la mise en examen et le placement en contrôle judiciaire du frère de Brahim Nejara, un majolan parti rejoindre les rangs de l'Etat Islamique en décembre 2013. Le lien entre cet homme- Zied Nejara - et le parc OL, tient notamment au fait qu'il ait été employé par une société de nettoyage qui intervient dans le grand stade de Décines. "Il est exact que dès septembre 2015, les services ont repéré un individu en lien avec un de ses frères parti au Djihad ; que la présence de cet individu dans une société de nettoyage a alerté compte tenu des sites sur lesquels il intervenait, dont le Parc OL. À la suite de ce signalement, l'employeur a mis fin à son contrat dès le 11 février 2016" précise la préfecture dans un communiqué. Sans signaler précisément la date, l'article du Progrès écrit que "selon plusieurs sources, le suspect aurait été écarté de son emploi [...] justement dans le cadre du travail préventif des services de renseignement pour protéger les sites sensibles."

Une fratrie radicale

Plusieurs mois après avoir été écarté de son emploi, le 31 mai, Zied Nejara et son frère Sami sont interpellés chez eux, à Meyzieu, avant d'être mis en examen et placés sous contrôle judiciaire. L'article du Progrès précise d'ailleurs que leurs interpellations a eu lieu "dans le cadre d'une instruction judiciaire ouverte au pôle antiterroriste de Paris, concernant à l'origine, leur frère Brahim, parti en Syrie rejoindre les rangs de l'Etat Islamique". Les policiers découvrent lors de la perquisition de nombreux documents, vidéos et images de propagande islamiste. L'analyse des téléphones des deux frères permet de constater qu'ils sont en contact avec des djihadistes en Syrie. Lors de cette perquisition, Zied Nejara ne travaille plus depuis déjà plusieurs mois pour l'entreprise de nettoyage qui intervient au Parc OL.

L'Olympique lyonnais déplore “des titres délibérément accrocheurs”

Le club de football lyonnais a également réagit suite au communiqué de la préfecture. L'OL "déplore le caractère anxiogène des titres de la Une et de l’article intérieur du Progrès de ce jour car il est faux de parler "d’hypothèse d’attentat"."Dans le contexte national actuel, une telle attitude est irresponsable et dangereuse avec des titres délibérément accrocheurs alors que les articles eux-mêmes précisent "sans qu’il soit évoqué un projet concret et encore moins l’imminence d’un attentat" précise le communiqué. Le club souhaite souligner "l'excellente collaboration entre les pouvoirs publics, le Parc OL et ses prestataires pour assurer l’accueil et la sécurité du public durant les événements". Le message se conclut par une recommandation : "dans la période trouble que nous connaissons, l'Olympique Lyonnais souhaite que chacun ait un comportement citoyen en donnant la priorité aux faits et non au sensationnel."

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2 commentaires
  1. Robes Pierre - 20 septembre 2016

    faut bien vendre son quotidien quitte à affoler, ..les lecteurs aiment ça ...parait il

  2. guidoline - 20 septembre 2016

    Depuis combien de temps le Progrès n'a-t-il pas sorti un scoop ? Un vrai ? Avec des équipes réduites, Lyon Cap ou Rue89 parviennent à proposer des enquêtes. Le quotidien local envoie lui ses journalistes cancaner dans les conférences de presse… Du journalisme en fauteuil. Et après, ils se plaignent de voir leurs ventes baisser année après année ? Pffff…

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