Crise à Bioforce : le directeur de l’école sur le départ

Après l’assemblée générale du 16 juin, l’exécutif de Bioforce, l’école de l’humanitaire, était sous pression. Les tensions avec certains membres du CA ont débouché ce 29 juin sur la fin des fonctions du directeur Benoît Silve, "d’un commun accord".

"Dans la poursuite des relations de confiance développées entre le Conseil d’Administration et l’actuel directeur général […], il a été convenu d’un commun accord que les fonctions de Benoît Silve s’achèveraient au 31 juillet 2015". Ainsi, la crise qui agite la gouvernance de l’institut Bioforce depuis janvier aura eu raison du directeur général. Le communiqué publié lundi 29 juin sur le site de l’école de l’humanitaire est diplomate. En coulisse, l’étau s’est resserré sur Benoît Silve depuis l’assemblée générale du 16 juin dernier.

Crise de gouvernance

L’école de l’humanitaire est soumise à des défis historiques. Ses finances en berne, elle se doit de trouver de nouveaux investisseurs et de ménager ses partenaires. Parallèlement, elle doit adapter son modèle aux évolutions du monde de l’humanitaire, en plein bouleversement. Des désaccords au sein du conseil d’administration sur la marche à suivre dans ces réformes ont conduit en janvier dernier à la révocation de l’ancienne présidente. Dans la foulée, un proche de Benoît Silve, Jérôme Pupat, est élu président par intérim, mais les tensions restent palpables. Le 16 juin, le renouvellement d’un tiers des membres du CA donnent l’occasion aux principaux financeurs d’exiger des changements effectifs : la région Rhône-Alpes, la métropole et la fondation Mérieux hypothèquent leur soutien et mettent la pression sur l’exécutif.

Entre temps, en mai, la gestion interne de l’institut par la direction avait été mise en cause. Des membres du personnel avaient fait part dans une lettre des conditions élevées de stress et d’une surcharge intense de travail. Parallèlement, des individus travaillant au sein de Bioforce avaient dénoncé à Lyon Capitale des méthodes "dictatoriales" et une "culture du secret" à la tête de l’école.

Après 12 ans à Bioforce, Benoît Silve va donc en quitter son poste à la fin de l’année scolaire. "Les activités n’ont cessé de se développer" durant ses années en tant que directeur, dit le communiqué officiel du 29 juin. C’est pour que Bioforce puisse continuer à évoluer que sa mission a pris fin.

Pour mieux comprendre les problématiques en jeu à Bioforce, retrouvez nos articles sur Lyon Capitale.fr : celui sur la crise à Bioforce, l’école de l’humanitaire et celui sur les conséquences de l’assemblée générale du 16 juin.

En kiosque : dès vendredi 3 juin, retrouvez aussi notre article sur Bioforce dans le nouveau numéro de Lyon Capitale.

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