C'est un évènement dont ils voulaient tous les deux mais chacun chez soi. A Lyon pour l'un, hors de Lyon pour l'autre
L’esprit de concorde des Jeux olympiques a soufflé sur Lyon. La Ville et la Métropole se sont entendues pour accueillir les épreuves de glace qui ont déserté Nice depuis l’élection d’Éric Ciotti (UDR) à la tête de la municipalité azuréenne. Grégory Doucet et Véronique Sarselli se sont félicités d’apparaître sur la carte des sites olympiques. Avant de vite retrouver des visions contradictoires du sujet. Le maire écologiste de Lyon a proposé d’accueillir le village olympique où logeront les athlètes des sports de glace à la Confluence. La Républicaine Véronique Sarselli a, elle, rejeté l’offre préférant faire de ce quartier “un site à vocation économique forte”. Elle privilégie l’Est lyonnais et pense plutôt à Décines-Charpieu ou Bron, des villes gérées par des maires LR. Pour les sites qui accueilleront les épreuves, là encore la Ville de Lyon et la Métropole ont eu des conceptions très différentes. Seul le hockey sur glace à la LDLC Arena de Décines-Charpieu fait consensus. Pour le curling, Grégory Doucet proposait le palais des sports de Gerland. Les épreuves de patinage artistique étaient imaginées par la Ville à la halle Tony-Garnier. La Métropole de Lyon penchait plutôt pour Eurexpo, site qui appartient à GL Events, un habitué de l’organisation des Jeux olympiques, pour ces deux épreuves. Lyon n’accueillerait, dans l’esprit de Véronique Sarselli, que les entraînements au sein des patinoires Charlemagne (2e) et Baraban (6e). Un choix qui fait tousser l’exécutif écologiste. “Je lui souhaite bien du courage pour expliquer aux commerçants lyonnais qu’ils seront tenus à l’écart de cet événement planétaire”, sourit un adjoint. Au final, un compromis a émergé. Lyon obtenant quelques épreuves à la halle.

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