La filière du Poulet du Bourbonnais, deuxième volaille à avoir obtenu l'appellation d'origine protégée en Europe, accueille trois nouveaux éleveurs.
La filière du Poulet du Bourbonnais AOP engage en 2026 une phase d'expansion. Trois éleveurs sont en cours d'installation dans l'Allier et porteront le collectif de sept à dix producteurs. Onze poulaillers supplémentaires doivent en découler, pour doubler la production d'ici 2027. Selon le syndicat porteur, le SYVOFA, cette croissance répond à une demande des bouchers, restaurateurs et consommateurs que les volumes actuels ne couvrent pas.
La production reste plafonnée à 500 poulets mis en place par semaine, soit environ 26 000 par an. Le cahier des charges de l'appellation impose un élevage de plus de cent jours en plein air, sur un parcours d'au moins 3 000 mètres carrés. L'alimentation, sans OGM, comprend au moins 70% de céréales locales complétées par de la poudre de lait en fin d'engraissement. Toutes les étapes, du couvoir à l'abattage, se déroulent dans l'Allier, auprès du couvoir Auvergne Poussin et de l'abattoir Allier Volailles.
"Faire partie de la filière du Poulet du Bourbonnais, c'est faire le choix d'un élevage à taille humaine, ancré dans un terroir d'exception", a déclaré Patricia Nifle, directrice du SYVOFA dans un communiqué de presse. Elle indique également que la filière vise à augmenter sa production en doublant le nombre d'éleveurs "dans les prochaines années".
L'appellation, obtenue le 13 novembre 2023 au bout de 28 ans de démarche, fait de cette volaille la deuxième à être reconnue en AOP en France et en Europe, après le poulet de Bresse. Le SYVOFA présente l'investissement requis comme accessible aux exploitants déjà en activité, mais n'en précise pas le montent.
