Biennale du design : le beau, pour quoi faire ?


Par Alexandrine Dhainaut
Publié le 12/03/2015  à 08:29
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Coup d’envoi ce jeudi de la 9e Biennale internationale de design de Saint-Étienne, qui déploie quelque 55 expositions dans 60 lieux, autour des “Sens du beau”. La sélection de Lyon Capitale.

Biennale du design 2015 – Bob, série “Burnouts”, 2012 © Simon Davidson
© Simon Davidson
Bob, série “Burnouts”, 2012. Biennale du design 2015, “Tu nais, tuning, tu meurs”.

Avec son titre ouvert, cette nouvelle édition de la Biennale internationale de design de Saint-Étienne embrasse le “beau” dans la pluralité de ses formes et de ses fonctions. “Quelles valeurs sont véhiculées par l’esthétique ? Pour quelles intentions ? Que disent les formes produites sur les modes de vie, les usages et les pratiques d’une société ? Que murmurent-elles sur l’état du monde ?” sont les questions qui ont présidé à la réflexion de Benjamin Loyauté, co-commissaire général.

Chaque jour, nous constatons l’uniformisation du monde, le nivellement des goûts, le transport des styles de vie d’un pays à l’autre, la disparition parfois inquiétante du vernaculaire derrière le global. “L’enjeu de cette biennale, explique le co-commissaire, est de montrer que d’autres voies sont possibles que celles, monotones et répétitives, produites par la globalisation : ce sera l’intention des commissaires et scénographes que de faire découvrir et ressentir ce que le geste esthétique peut offrir.”

Née dans les fougères – Recherche en territoires © Pôle Recherche de la Cité du design
© Pôle Recherche de la Cité du design
Née dans les fougères – Recherche en territoires.

Mêlant production industrielle et artisanale, la Biennale internationale de Saint-Étienne tient à montrer, comme à son habitude, un design multiple et protéiforme.

9e Biennale internationale de design – Les Sens du beau. Du 12 mars au 12 avril, à Saint-Étienne (et Lyon) – www.biennale-design.com

 

Sélection

 À la Cité du design :

 Vitality 2014, consacrée au design coréen (Séoul est invité d’honneur), à travers des objets conçus par des artisans et designers alliant tradition et modernité
 Beauty as unfinished business, qui interroge la relation d’un produit à son espace dans une exposition où l’on ne verra pas plus d’un objet à la fois
 No randomness, qui réunit des objets de notre quotidien dont les formes feraient presque oublier la conception qui les sous-tend, pourtant considérés comme les “véritables héros du design”
 Serial Beauty, une sélection qui rend compte des tentatives de sortir du “prêt-à-consommer et anonyme”, pour imaginer une éthique et une production industrielle différentes
 Form follows information et son diorama d’objets énigmatiques qui convoquent inévitablement l’imaginaire
 Vous avez dit bizarre ? Exposition de designers foufous qui traitent du grotesque dans l’art.

 Au musée d’Art et d’Industrie :

 Tu nais, tuning, tu meurs, consacrée à la culture populaire de customisation de voitures, avec des œuvres d’Alain Bublex ou encore de Benedetto Bufalino.

 Et à Lyon, à l’hôtel de région :

 Rolling Club, exposition concoctée par l’artiste Jean-Luc Moulène, qui fait défiler des objets et divaguer les visiteurs.
 
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