Nouvel adjoint chargé de la sécurité, Philippe Prieto dévoile sa vision du sujet et les moyens qu’il veut mettre en œuvre. En difficulté sur le sujet lors de son premier mandat, Grégory Doucet a promis d’en faire une priorité.
Lyon Capitale : Comment qualifieriez-vous la situation à Lyon en termes de sécurité ?
Philippe Prieto : Je fais abstraction de mon propre ressenti pour être à l’écoute du ressenti de ceux qui, nombreux, nous interpellent. Ils corroborent une vision factuelle qui est objectivée par les remontées de nos services. Il y a un besoin de sécurité dans Lyon qui est légitime. Il faut partir de la perception qu’en ont ceux qui résident, travaillent dans Lyon ou même les touristes pour mieux co-construire une politique globale de sécurité. C’est plus important que mon évaluation. La sécurité, chacun l’apprécie à sa manière. Si on ne prend pas en compte le malaise que vivent les gens, il perdurera. On ne fait pas de déni. La question n’est pas de savoir si le sentiment d’insécurité est justifié ou non mais des moyens que l’on peut mettre en œuvre, dans la limite de nos moyens budgétaires, pour répondre à des attentes de plus en plus larges qui correspondent aussi à des réalités. On ne peut pas nier qu’il y a une guerre des gangs de narcotrafiquants qui se déroule dans notre ville comme dans d’autres. C’est traumatisant pour les habitants d’une cité de voir un immeuble se faire rafaler. On ne peut pas dire que ce n’est pas grave.
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