Lyon Capitale

 Grand Lyon : Coups fourrés à la fourrière

Enlèvement d’un véhicule pour mise en fourrière à Lyon © Tim Douet

Concurrence effrénée pour les marchés publics, dénonciations, procès et recours en cascade, les fourriéristes se livrent à une lutte sans merci dans l’agglomération lyonnaise. Un milieu obscur pour le profane, où tous les coups semblent permis pour s’arroger la plus grosse part d’un gâteau sans cesse remis en jeu. Même la sollicitation de policiers pour faire tomber un voisin trop gourmand ? L’enquête de Lyon Capitale.

Si fourriériste n’est pas un métier particulièrement apprécié des automobilistes, ce n’est pas non plus l’amour fou entre professionnels du secteur. Un secteur où les marchés s’obtiennent de haute lutte, en répondant aux appels d’offres des communes. Deux formules au menu : la délégation de service public, comme à Lyon, pour cinq ans, ou le marché à bon de commande d’un an, renouvelable – trois fois à Vaulx-en-Velin, par exemple. Quelques familles seulement se partagent les fourrières de l’agglomération. Ces délégations ou marchés relativement courts passent de l’une à l’autre au gré des appels d’offres. “Un panier de crabes, nous prévient un dépanneur bien implanté, avec beaucoup de choses à dépoussiérer.” La fourrière de Décines a ainsi été perdue par la société Capoccitti, gérée par Marc et Nathalie Capoccitti, au profit de Map Dépannage géré par Faiçal Hraki, avant de retomber entre les mains de la première. Ces deux familles sont par ailleurs en conflit sur la fourrière de Vaulx-en-Velin. Au pénal, cette fois.

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