Jean-Michel Aulas
© Tim Douet

Gerland : Aulas donne des précisions sur l’accord avec Ginon

C’était le combat de deux géants autour du stade de Gerland. D’un côté, Jean-Michel Aulas, patron de l’OL, de l’autre Olivier Ginon, président de GL Events. Les deux sont parvenus à trouver un accord. Même si celui-ci est protégé par des clauses de confidentialité, Jean-Michel Aulas a accepté de nous livrer quelques précisions, tout en nous donnant son ressenti.

Aulas versus Ginon, épilogue. Les deux grands patrons lyonnais ont trouvé un accord sur l'avenir de Gerland (lire Lyon Capitale n°759, actuellement en kiosques). Interrogé par Lyon Capitale, le président de l'OL fait le point.

Lyon Capitale : La guerre est-elle terminée ? Avez-vous passé un accord financier avec Olivier Ginon ?

Jean-Michel Aulas : Nous avons signé samedi 24 septembre un protocole qui met fin à nos échanges, constructifs et négatifs, et non il n'y a pas de chose de ce type-là. Nous avons signé réciproquement des clauses de confidentialité qui nous empêchent d'en parler dans le détail, mais c'est bien pour l'OL et pour Olivier Ginon d'avoir trouvé un accord qui dépasse le sujet de l'exploitation du stade de Gerland.

Peut-on imaginer voir le Lou au Parc OL ?

Je pense que oui, les choses vont évoluer dans ce sens. Je leur souhaite d'avoir des affluences qui permettent de justifier le Parc OL pour les grands matchs. Il y a des engagements réciproques, il pourra y avoir aussi des matchs féminins à Gerland. Je pense que cet accord va enclencher un certain nombre de synergies et on peut imaginer que des boutiques soient exploitées en commun par l'OL et le Lou.

Pour les manifestations et événements de moindre dimension, nous aurons donc le périmètre de la halle Tony-Garnier et Gerland, et pour les choses de plus grande envergure, il y aura le Parc OL.

Regrettez-vous l’assignation en justice ?

À l'instant où je l'ai faite, non. Mon conseil d'administration me l'avait demandée. Nous sommes une société cotée en Bourse, on défend nos actionnaires. Nous avons fait ce que nous devions faire.

En voulez-vous à Gérard Collomb sur la gestion de ce dossier ?

Si je vous disais "pas du tout", je ne serais pas honnête. Comme l'accord va au-delà de GL Events et OL Group, on peut imaginer que les collectivités d'une manière générale – et pas que le président de la métropole, mais bien tous les gens qui participent au développement de l'Est lyonnais et de la région – vont jouer le jeu à moyen et long terme.

Voulez-vous le tram au Parc OL toute l'année ?

Il serait bien qu'il y ait dans le futur une liaison Perrache/Eurexpo/Parc OL/Aéroport St-Exupéry, ainsi qu'une ligne Part-Dieu/Parc OL/St-Exupéry. Mais il y a des points de principe à régler, comme l’harmonisation des politiques du Sytral et de Rhônexpress. En tant que citoyen, cela questionne.

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1 commentaire
  1. franjo - 3 octobre 2016

    en clair : 1- le parc OL coûte vraiment très cher à exploiter, seules les très gros concerts seront éventuellement rentables (et encore c'est pas sûr)2- même nos boutiques OL nous coûte trop cher, difficile de faire venir des clients pour une seule 'marque'Conclusion : cette affaire de parc OL, c'est pas gagné ! Surtout avec un concurrent imprévu tel que GL Events. PS : qui financerait les nouveaux travaux d'infrastructures ou les nouveaux matériels nécessaires à la desserte ininterrompue du parc OL ? Pas le contribuable j'imagine, n'est-ce pas citoyen aulas !!!

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