Jean-Michel Aulas (à gauche) aux côtés de Laure Cédat (à droite), vice-présidents écartés temporairement de la Métropole de Lyon. (Photo by Albin Bonnard / Hans Lucas via AFP)

Jean-Michel Aulas et Laure Cédat saisissent la justice pour récupérer leurs fonctions à la Métropole de Lyon

Jean-Michel Aulas et Laure Cédat ont déposé ce mardi 11 août un recours devant le tribunal administratif pour contester la décision de Véronique Sarselli de leur retirer leurs fonctions de vice-présidents à la Métropole de Lyon.

Le bras de fer continue à la Métropole de Lyon. Les vice-présidents Jean-Michel Aulas et Laure Cédat ont saisi ce mardi 11 août le tribunal administratif de Lyon afin de contester l’arrêté pris le 12 juin par la présidente de la Métropole, Véronique Sarselli, leur retirant leurs délégations respectives au Rayonnement international et à la Culture.

Selon les informations du Progrès, les deux élus de droite demandent l’annulation de cette décision ainsi qu’un retour à leurs postes. Ils réclament également une astreinte de 500 euros par jour de retard en cas de non-exécution de la décision de justice.

Jean-Michel Aulas et Laure Cédat contestent les motifs du retrait

Les deux vice-présidents estiment que Véronique Sarselli aurait dépassé ses pouvoirs. Par l’intermédiaire de leur avocat, Maître Julien Brulas, ils contestent notamment l’idée selon laquelle leur retrait de délégation serait justifié par la nécessité d’assurer la "bonne marche de l’administration métropolitaine". Selon eux, aucune raison ne justifiait cette décision.

Au cœur de cette crise figure l’affaire concernant Roman Abreu, directeur de communication de Jean-Michel Aulas durant les Municipales, accusé de viol par une jeune militante. Laure Cédat et l’ancien patron de l’OL leur reprochent notamment de ne pas avoir été investis d’une obligation de signalement au moment des faits, alors qu’ils n’étaient pas encore conseillers métropolitains.

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Une "sanction déguisée" ?

Dans leur recours, les deux élus dénoncent surtout ce qu’ils considèrent comme une "sanction déguisée". Ils soupçonnent que leur éviction ait été aussi motivée par la volonté de donner leurs délégations à d’autres élus.

À noter que ce recours intervient le dernier jour du délai réglementaire pour contester l’arrêté du 12 juin. C’est maintenant au tribunal administratif de trancher sur la légalité de la décision de la présidente de la Métropole.

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