Véronique Sarselli, Jean-Michel Aulas et Béatrice de Montill
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Affaire Abreu : Véronique Sarselli solde la tutelle Aulas

Si elle a dû se séparer de trois vice-présidents importants, Véronique Sarselli pourrait ressortir gagnante, politiquement, de cette affaire.

Le clan Aulas s’estime victime d’une chasse aux sorcières orchestrée par Véronique Sarselli depuis la révélation de l’affaire Abreu. Emmanuel Imberton considère être victime d’un traitement de défaveur puisque Béatrice de Montille, qui a reconnu en public et devant Véronique Sarselli avoir été informée dès le mois de février, conserve sa délégation de vice-présidente chargée de la propreté urbaine. “J’ai appris cette affaire après la campagne électorale, comme Véronique Sarselli. Je suis comme elle et je ne vois pas pourquoi je me mettrais en retrait”, avance-t-il. Un argument balayé par la Métropole de Lyon. “Ce sont les trois qui étaient décisionnaires sur la campagne. Jean-Michel Aulas était le candidat. Emmanuel Imberton et Laure Cédat ses deux conseillers politiques. C’était à eux d’agir”, estime une proche de Véronique Sarselli. “Des gens qui souhaitaient se débarrasser de Jean-Michel Aulas se sont saisis de cette histoire dans laquelle il n’a rien à se reprocher. Ces gens oublient d’où ils viennent et comment ils en sont arrivés là où ils sont. Ce qu’a fait Véronique Sarselli est minable. Elle tourne le dos à celui qui l’a faite reine”, fulmine un ami de l’ancien président de l’OL. Véronique Sarselli a justifié les mesures prises contre les trois élus par son souci de préserver l’institution qu’elle préside.

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