Cette "mission spéciale" consistera à dresser un état des lieux "complet" des dispositifs métropolitains existants et à proposer, "dans un délai de six mois", des propositions "concrètes."
Si elle avait préféré garder le silence lundi lors du conseil métropolitain, ce qui lui a été reproché ce jeudi par le maire de Lyon, concernant la plainte pour viol contre Roman Abreu et la mise en retrait de ses vice-présidents Jean-Michel Aulas et Laure Cédat, Véronique Sarselli, annonce ce jeudi confier à Élodie Roux de Bézieux une "mission spéciale" relative "à la prévention, au signalement et au traitement des violences sexistes et sexuelles dans la vie institutionnelle."
Car "les événements récents ont rappelé l’importance, pour une institution publique comme la Métropole de Lyon, de disposer de procédures claires, connues et partagées", cette mission consistera à dresser un "état des lieux" des dispositifs métropolitains, d’en analyser "la lisibilité, l’accessibilité et l’articulation" et également de formuler, "dans un délai de six mois", des propositions "concrètes" pour renforcer l’action de la Métropole de Lyon. Cela concernera notamment les procédures d’alerte et de signalement, la prise en compte de la parole des personnes concernées, l’accompagnement des victimes présumées ou encore la conduite à tenir lorsqu’une alerte est portée à la connaissance d’un responsable public, indique le communiqué.
Élodie Roux de Bézieux rencontrera ainsi l’ensemble des groupes du conseil métropolitain "dans un esprit d’écoute, de rigueur et d’ouverture." "Si un autre groupe politique en exprime la volonté, le rapport pourra être co-rapporté avec une élue ou un élu issu d’un autre groupe", poursuit la Métropole de Lyon Si cela venait à être nécessaire, la rapporteure pourra également consulter un collège de personnalités qualifiées : juristes, professionnels de l’accompagnement des victimes, associations, spécialistes des violences sexistes et sexuelles, psychologues, professionnels de santé, etc.
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