Mourad Merzouki
Mourad Merzouki @Julie Cherki
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Mourad Merzouki : de la cité Bel-Air à la Cité d’Art

Après des années loin de sa banlieue natale, le chorégraphe Mourad Merzouki revient là où tout a commencé. À Saint-Priest, sur les terres mêmes où son père travaillait à la chaîne, il bâtit un projet artistique d’envergure.

Il y a quelque chose d’un retour aux sources dans l’aventure que construit Mourad Merzouki à Saint-Priest. Enfant de la cité Bel-Air, à deux pas des usines Berliet où son père kabyle faisait des moulages en résine à la chaîne depuis la fin des années 1960, le chorégraphe de renommée mondiale repose aujourd’hui les pieds sur le bitume de son enfance pour y ériger quelque chose de grand.

La première pierre de la future Ferme Berliet - Cité d’Art a été posée en début d’été. Sur 3 000 m2 de hangars désaffectés, vestiges de l’ancienne exploitation agricole modèle créée par la dynastie Berliet dès 1916, Mourad Merzouki projette d’installer un studio de création professionnel, des espaces de résidence pour artistes, des bureaux et des réserves. Un outil au service de sa compagnie Käfig mais aussi ouvert sur le territoire. “Ce sera un lieu de vie, un lieu de création pour redynamiser le territoire, explique-t-il à Lyon Capitale. L’idée, c’est d’en faire un lieu à l’image des centres chorégraphiques nationaux, avec des compagnies d’ici et d’ailleurs, avec des ateliers, créer des liens entre les publics et les artistes.”

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