Seabubble bateaux taxis volants
Seabubble est une société de taxi-bateaux installée à Annecy.

L'ancien détenteur de "Seabbubles" jugé pour diffamation envers ses repreneurs lyonnais

Le 18 février, l'ancien détenteur de la start-up annécienne de "bateaux-taxi volants" Seabubbles était jugé devant le tribunal correctionnel de Lyon. L'homme est accusé d'avoir tenu des propos diffamatoire auprès de ses repreneurs lyonnais.

Màj du mardi 12 mai 2026.
Par un arrêt rendu le 23 avril 2026, la cour d'appel de Lyon a relaxé Alain Thebault de tous les chefs de poursuite, infirmant le jugement du tribunal correctionnel de Lyon du 18 mars 2025 qui l'avait condamné à une amende de 2 000 euros ainsi qu'à verser 2 000 euros de dommages-intérêts à chacune des trois parties civiles (Seabubbles, Virginie Seurat et Béchara Wakim), outre 5 000 euros au titre de l'article 475-1 du code de procédure pénale.

La cour a jugé que les propos incriminés constituaient des "jugements de valeur subjectifs" et "l'expression d'une opinion et d'un jugement de valeur", relevant du "dénigrement d'un produit dans le cadre de la concurrence commerciale", et non l'imputation d'"un fait déterminé et susceptible de faire l'objet d'un débat contradictoire sur la preuve", condition nécessaire à la caractérisation de la diffamation au sens de l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881. Les constitutions de partie civile ont été déclarées irrecevables et toutes les demandes rejetées.

Le 18 février dernier, le créateur et ancien détenteur de la start-up "Seabubbles" était jugé devant le tribunal correctionnel de Lyon. A l'origine de la start-up d'hydroptères taxis (bateaux volants à l'hydrogène), Alain Thébault est accusé de diffamation auprès des nouveaux patrons lyonnais de "Seabubbles". Pour cause, des messages accusateurs, envoyés sur la plateforme Linkedin. Mais également dans plusieurs courriels, dans lesquels se trouvaient en copie, certains élus de la ville d'Annecy.

Désormais dirigeant de la société concurrente "BubbleFly", l'homme accusait notamment ses repreneurs de "faire courir un risque létal à ses passagers", qui "pourraient mourir bloqués, voire brûlés dans un incendie fulgurant" de ces "vieux protos bricolés" par des "apprentis ingénieurs", rapporte ActuLyon. Des messages à caractères sexistes et racistes ont également été dénoncés par l'avocate de Seabubbles. Dans ceux-ci, l'homme aurait fait référence au passé de cuisinière de sa repreneuse Virginie Seurat en la surnommant "la cuisinière en chef". Tandis qu'il aurait à maintes reprises, renvoyé son repreneur Béchara Wakim à ses origines franco-libanaises.

Le tribunal correctionnel de Lyon a mis son jugement en délibéré et devrait se prononcer dans les semaines à venir.

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