Le 9ème adjoint au Maire de Lyon aux espaces verts et à la qualité de l'environnement a été promu au bureau national du parti Écologiste ! créé par François de Rugy en septembre dernier après sa démission d'EELV.
Alain Giordano a été nommé au sein du bureau national du jeune parti de François de Rugy, il sera chargée d'écologie urbaine et devra mettre en avant "les sujets pragmatiques qui peuvent, en terme d'écologie, nous faire avancer". Des thématiques en accord avec sa fonction de 9ème adjoint aux espaces verts à la mairie centrale de Lyon : "ce poste national, c'est quelque chose de nouveau pour moi qui vient d'abord et avant tout du local. J'y vais avec passion, mais je ne lâche pas le local pour autant. Et les richesses des autres communes en terme d'initiatives, je compte bien aussi les faire partager à Lyon" explique Alain Giordano.
Dans le communiqué d'annonce de sa promotion, François de Rugy remercie Alain Giordano pour "le remarquable développement du parti dans la région lyonnaise". Deux cent personnes ont adhéré au parti Écologistes ! à Lyon et ses environs. Alain Giordano explique un développement un peu plus en avance qu'ailleurs par l'organisation de diverses réunions, mais aussi par le fait qu'une scission entre différentes sensibilités écologistes avait déjà eu lieu au niveau local : "sur Lyon, on a déjà distribuer les cartes à ce niveau-là. Les Verts qui étaient en désaccord avec l'extrême gauche ont fait leur vie et nous avions déjà monté un groupe municipal à Lyon avec Gilles Buna. J'ai tout de suite adhéré à Écologistes ! parce que ça correspondait au niveau national à ce que l'on avait déjà un peu échafaudé au niveau local. Les militants que nous avions n'étaient pas sur un mouvement politique, on était plutôt sur du local. En terme de militants ou de sympathisants, on compte aller beaucoup plus loin, on va rapidement grimper".
"L'écologie doit se recentrer sur le socle fort qui fait l'unanimité"
L'ex-maire du 9ème arrondissement confie regretter les coups d'éclats réguliers entre les écologistes qui devraient plutôt selon lui, "se rassembler sur leur socle" : "à la ville de Lyon, j'ai d'excellents rapports avec les Verts, même si on a un groupe à part. La politique politicienne et les petits arrangements, je suis contre. Je suis plutôt pour ce que je fais à travers l'expérience locale, à savoir se retrousser les manches et avancer sur des thèmes simples : construire une ville plus agréable. Les machines politiques font qu'en essayant de construire plus net, on crée des barrières. Au contraire, l'écologie doit se recentrer sur le socle fort qui fait l'unanimité : améliorer l'environnement. Il vaut mieux se centrer sur cela et admettre des différences sur les autres sujets de société car aujourd'hui, les différents partis écologistes n'ont pas les moyens d'être au pouvoir tout seul."
Plus de place pour les jardins : place à l'aménagement des toits
Pour ce rôle national au sein du récent parti, Alain Giordano va s'appuyer sur son expérience d'élu lyonnais. Il se considère dans le droit chemin de ce qu'avait initié Gilles Buna, l'ex-adjoint à sa délégation : "ce qu'on avait dit, c'est qu'il fallait un espace vert à moins de 300 mètres de chaque habitation. Depuis 2 ans, nous en sommes à 35 hectares d'espaces verts créés. Nous avons 450 hectares d'espace verts en tout à Lyon, ce qui correspond à 10% de la ville. L'objectif va être atteint. Ce que j'ai peut être réussi à faire, c'est de convaincre Gérard Collomb au niveau des budgets pour mettre l'accent sur la nature en ville. Notamment sur les budgets qui vont pouvoir être débloqués sur les liaisons vertes".
Le problème est que la ville sera bientôt au maximum au niveau foncier et il serait donc de plus en plus difficile de créer de nouveaux parcs et jardins. L'objectif de ce mandat est donc de créer des liaisons vertes pour relier les espaces verts entre eux, ainsi que le verdissement des toits : "nous avons commencé une étude, il y a une centaine d'hectares de toitures où il est possible d'installer de la verdure et des potagers". À savoir si ce seront les agents municipaux chargés de les entretenir ou aux citoyens de mettre la main à la patte, la question n'est pas encore totalement tranchée : "j'ai 500 personnes aux espaces verts, ce qui permet de mettre en place une belle politique, mais il faut avancer aussi avec les citoyens et donner la possibilité aux associations de participer. C'est ce que nous avons fait par exemple avec les jardins partagés. Il y en a aujourd'hui une quarantaine à Lyon alors qu'au début du mandat, il n'y en avait pas. Là aussi, on commence à bien avancer sur le sujet".
