Présidentielle 2017 : à Lyon, les militants LR entre rire et déception


Par Moran Kerinec
Publié le 05/04/2017  à 11:14
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Soirée débat à la permanence du parti Les Républicains avenue de Saxe. Une vingtaine de militants, majoritairement jeunes, se sont réunis pour assister au débat télévisé organisé ce mardi par BFM-TV et CNews entre les onze candidats à l’élection présidentielle.

Une vingtaine de militants étaient présents pour assister au débat présidentiel.
Moran Kerinec
Devant la permanence du parti Les Républicains, les militants LR marquent une pause.

Pizzas, bretzels et vin blanc. L’ambiance était détendue ce mardi soir à la permanence Les Républicains de Lyon centre, où 20 à 30 adhérents sont venus observer la joute entre les candidats à la présidentielle. Les gens attendent moins de ce deuxième débat, indique Romain Billard, collaborateur parlementaire de la députée Dominique Nachury. “Certes, ça peut faire monter les petits candidats, mais il aurait mieux fallu un autre débat entre eux, précise le militant LR.

Pour Antoine Henaff, responsable départemental des Jeunes Républicains du Rhône, l'objectif de la soirée est de “souder les troupes dans un moment convivial après les collages et tractages de la semaine”, afin de “conserver cette dynamique de groupe acquise au cours de la primaire”. Un dessein vite atteint à en juger par les coupes qui se remplissent à un rythme régulier et les blagues qui fusent sur les candidats adverses.

Fillon “maître d’école”, Poutou “au bar”

Si le silence est la règle quand François Fillon prend la parole, la pause-clope est de rigueur quand vient le tour de Jean Lassalle. Le temps d’un entracte nicotine, les avis s’expriment. Premier bilan à mi-parcours du débat : Fillon s’impose en maître d’école parmi ses adversaires, selon l’avis général.

Quant aux autres, le bon mot l’emporte sur l’analyse politique. C’est l’homme du peuple, juge l’un à propos de Lassalle, “un vrai candidat rural”, l’approuve l’autre, “mais il lui faut des sous-titres”, plaisante un troisième. Il y a ceux qui ont de la contenance, et les autres. Poutou, il est au bar, raille une jeune adhérente. “Pauvre Asselineau, il a dû pousser son sonotone à fond”, tacle un jeune au polo noir.

Un débat “inaudible et inutile”

À la reprise du débat, la salle s’est clairsemée. Une quinzaine de militants observent l’écran et commentent par à-coup les tirades des candidats. Quelques-uns, smartphone au poing, commentent l'événement sur les réseaux sociaux. Quelques rires et des applaudissements éclatent quand François Fillon rabroue Nicolas Dupont-Aignan, qui s’éteignent rapidement. Dans le fond du local, la discussion s’engage sur les affaires qui poursuivent Marine Le Pen et François Fillon. Pointant du doigt la série de portraits présidentiels accrochée au mur, un jeune en chemise clôt le sujet : De toute façon, toutes les casseroles sont sorties après leur mandat.

En partant, paquet d’affiches sous le bras prêtes à être collées sur le chemin du retour, un militant confie sa déception, il a trouvé le débat inaudible et inutile. Un autre tempère : Il y avait plus d’échanges qu’au précédent débat. C’était vivant, mais plus compliqué à suivre.

Pour Antoine Henaff, la fin du débat ne marque pas celle de la soirée. Le responsable des Jeunes Républicains doit fermer la boutique peu avant la fin du show télévisé pour retourner, en compagnie d’autres militants, coller des affiches et déposer des stickers à l’effigie de son candidat dans les rues de Lyon.

 

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