Au théâtre cette semaine à Lyon : Molière et Racine bien dépoussiérés


Par M-A. Cap avec Caïn Marchenoir
Publié le 12/02/2018  à 15:20
Réagissez

Pour Louise Vignaud et Gwenaël Morin, les classiques n’ont rien perdu de leur verve, ni de leur sens. Il faut juste créer de nouvelles conditions pour les écouter. Résolument. Aiguiser nos oreilles pourrait bien être aussi l’intention d’Antonella Amirante et Jacques Chambon...

Le Misanthrope de Molière mis en scène par Louise Vignaud – TNP, janvier 2018 © Lorenzo Chiandotto
© Lorenzo Chiandotto
Le Misanthrope de Molière mis en scène par Louise Vignaud – TNP, janvier 2018.

Le Misanthrope sur un ring

Sur les côtés et face à la scène, transformée en une sorte de ring : les spectateurs. Au centre : Alceste et Célimène. C’est le dispositif original imaginé par Louise Vignaud pour son Misanthrope, la comédie sans doute la plus philosophique de Molière. “Dans la pièce de Molière, le combat amoureux est à la hauteur des enjeux philosophiques. On a affaire à un groupe de personnes âgées de 25 à 40 ans qui font face à l’adversité et à la complexité du monde. Cela nous renvoie à notre propre situation au sein de notre compagnie”, confie la jeune metteuse en scène. Nom de cette compagnie : La Résolue. Tout un programme.

Le Misanthrope – Dernières représentations mardi 13, mercredi 14 et jeudi 15 février à 20h30, au TNP.

Dandin et Andromaque dans la caverne

L’intérieur de l’installation de Philippe Quesne à la Sucrière – Lyon, Biennale d’art contemporain 2017 © LC
© LC
L’intérieur de l’installation de Philippe Quesne à la Sucrière – Biennale d’art contemporain 2017

En janvier, Gwenaël Morin a laissé les clés de son théâtre à Philippe Quesne, qui a débarqué avec ses taupes. Il est au Point-du-Jour pour un trimestre et nous verrons bientôt de lui deux autres pièces : L’Effet de Serge (20-24 mars) et La Mélancolie des dragons (17-21 avril). Mais ce mois-ci, il renverse la proposition : c’est lui qui invite son hôte. À investir la “scène nomade” que ce scénographe formé aux arts plastiques a présentée à la Sucrière pendant la Biennale, une grotte de plastique noir qu’il décrit comme un “espace possible”. Vérification dès ce mardi avec la troupe réunie par Gwenaël Morin pour la reprise de Dandin et Andromaque.

Dandin + Andromaque – Du mardi 13 au samedi 17 février à 20h, au théâtre du Point-du-Jour

Et un ancien président à l’Élysée

Jacques Chambon dans “Confession d’un ancien président” – Cie Anteprima, mise en scène Antonella Amirante © DR
Jacques Chambon dans “Confession d’un ancien président”.

Antonella Amirante, dont on a déjà pu voir à Lyon Arrange-toi !, La Revanche et Du piment dans les yeux, met cette semaine en scène Jacques Chambon en ancien président d’un pays en crise déroulant sa confession à son peuple. Le discours, le langage, la vérité : exercice d’esprit critique au théâtre de l’Élysée.

Confession d’un ancien président – Du 12 (complet) au 16 février à 19h30, au théâtre de l’Élysée.

Vous pouvez aussi encore voir :

– Série noire aux Clochards-Célestes (le théâtre dirigé par Louise Vignaud), dont l’on vous parlait la semaine dernière
– La Belle au bois dormant à la Croix-Rousse (idem)
ou Le Grenier à pépé à la Renaissance, où l’on peut emmener des enfants (lire ici)

 

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