Fête des lumières 2017 : la sécurité ne doit pas nuire à la fête


Par Lucas Larcher
Publié le 02/12/2017  à 08:50
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Alors qu’approche l’édition 2017 de la Fête des lumières, le dispositif de sécurité se précise. Selon les responsables de l’événement, peu de modifications sont à prévoir par rapport à l’édition 2016. Périmètre, horaires et sécurité, voici ce qui va changer.

Golden hours, Fête des lumières
© ville de Lyon
Golden hours, Fête des lumières

Si l’accent de cette édition est mis sur la sécurité du périmètre et la sûreté de l’événement, Jean-Yves Sécheresse, l'adjoint à la sécurité du maire de Lyon, dit vouloir que la Fête des lumières recouvre son aspect rassembleur. Et insiste sur la volonté de faire oublier le dispositif de sécurité aux participants.

Périmètre étendu

Pour cette année, le périmètre de l'événement va s’étendre aux pentes de la Croix-Rousse et au site de l’Antiquaille (colline de Fourvière). Le parc de la Tête-d’Or ne compte en revanche pas parmi les lieux des festivités. 67 points d’accès seront dispersés autour du périmètre, afin de limiter les attroupements. Le filtrage, modulable, se fera par contrôle visuel et fouille au corps potentielle. Dans certains cas, et sur décision policière, des contrôles d’identité pourront avoir lieu. En cas de refus, les personnes concernées se verront refuser l’accès aux installations. Stéphane Bouillon, le préfet du Rhône, a tenu à rappeler que ce dispositif de filtrage était rendu possible par la loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme votée le 30 novembre et promue par Gérard Collomb pour remplacer l’état d’urgence.

Retour du dimanche, “le jour des Lyonnais”

Cette édition voit le retour à une durée de quatre jours, format qui était celui de la Fête des lumières avant les attentats de 2015 – il avait été réduit à trois jours en 2016 à cause de la menace terroriste. Le dimanche soir retrouvera donc les illuminations, ce dont se réjouit Jean-Yves Sécheresse, l'adjoint à la sécurité : "Pendant la Fête des lumières, le dimanche, c’est le jour où les habitants vont voir les animations en famille. C’est le jour des Lyonnais." Concernant l’organisation sur la Presqu'île, les mêmes modifications que l’an passé sont à prévoir. Certaines rues secondaires seront fermées et les parkings bloqués dès 18h les soirs de festivité. Les forces de l’ordre sont habilitées dès à présent à effectuer fouilles et contrôles de véhicules suspects stationnés dans le périmètre des festivités. Jean-Yves Sécheresse se veut cependant rassurant : "Pendant la Fête des lumières, la vie continue pour les riverains. Tous les efforts seront faits pour ne pas gêner les habitants."

1500 personnes déployées

Le déploiement de personnel est conséquent. Au total, ce sont environ 1 500 personnes qui seront déployées, et coordonnées selon le plan Orsec. BAC, CRS, gendarmes mobiles, agents de police en civil, l’accent est mis sur la rapidité de détection et d’intervention. Pas moins de 220 policiers seront affectés au filtrage, avec le soutien de 200 agents de sécurité privés. Les forces du dispositif Sentinelle, dont le nombre exact n’est pas communiqué, seront augmentées de 60%. Selon le général des armées Pierre Chavancy, gouverneur militaire de Lyon, les forces Sentinelle resteront mobilisées après la Fête des lumières, en raison du caractère sensible des fêtes de fin d’année, les marchés de Noël ayant déjà été pris pour cible. Les forces de sécurité seront soutenues par des brigades cynophiles et fluviales, ainsi que par des démineurs. Un drone Reaper effectuera une surveillance aérienne du périmètre, en appui aux hélicoptères mobilisés.

 

 

Secourir en autonomie

Pour ce qui concerne l’organisation des secours, le dispositif sera lui aussi similaire à celui de 2016. L’équivalent de huit casernes de pompiers et quatre postes médicaux seront déployés au sein du périmètre. L’objectif étant l’autonomie complète de la Presqu’île en termes de secours et de prise en charge. Les hôpitaux lyonnais sont dès à présent en pré-alerte, tandis que les dispositifs anti-risques NRDC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique) ont été renforcés, en partenariat avec Keolis (transports en commun) et GRDF. Forte de l’affluence de l’édition 2016, la mairie de Lyon compte faire passer une enquête aux participants de cette année sur leur sentiment de sécurité tout au long de l’événement.

Retrouvez le dossier spécial Fête des Lumières de Lyon Capitale dans notre magazine de décembre, disponible en kiosque ou sur notre boutique en ligne 

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Encore une organisation catastrophique cette année. Sous couvert de mesures de sécurité les accès des zones événementiells sont restreints. Cela provoque d'immenses attroupements propices aux malaises, mouvements de foule et sentiment d'insécurité. Les fouilles réalisées à l'entrée des périmètres n'ont d'autres vocations que de flatter la communication sécuritaire de la municipalité. Cela dépasse le ridicule en fermant les accès à la colline de Fourvière et en obligeant les visiteurs à se rassembler en une foule compacte et anxiogène en un même point de passage, comble du paradoxe, puisque cela augmenterai considérablement le nombre de victimes en cas d'attentat qu'aucune des mesures constatées ne pourrait malheureusement empêcher, bien au contraire.

Signaler un abus | le 10/12/2017  à 14:16 | Posté par  Chanchan38  
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