Centre de distribution Amazon France (Photo de GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Lyon : le projet de plateforme d’Amazon de nouveau attaqué en justice

Deux associations locales de l’Est lyonnais portent un 2e recours en justice contre l’arrêté préfectoral autorisant le projet de plateforme géante d’Amazon près de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.

Un deuxième recours en justice vient d’être déposé au tribunal administratif de Lyon par l’avocat Étienne Tête, représentant les deux associations de riverains, contre le projet d’Amazon. L’Acenas et Fracture unissent leurs forces pour “faire face à l’urgence environnementale et pour protéger les habitants de l’Est et du Sud-Est lyonnais”.

Un entrepôt logistique de 160 000 m2 est prévu à côté de l’aéroport de Lyon Saint-Exupéry, à Colombier-Saugnieu. Ce projet est porté par la société immobilière Goodman. Les locaux sont destinés à devenir un centre international de logistique Amazon, le géant américain du e-commerce. Ce serait alors le plus grand centre Amazon de France.

Selon les prévisions, le trafic routier augmenterait de 65 % (+1 000 camions/jour et + 4 500 véhicules légers/jour). L’A432, la rocade-Est, l’A46-Sud, et les routes locales seraient concernées, soulignent les associations dans un communiqué commun.

La fédération des associations opposées aux nuisances en zones urbanisées et à l’augmentation du trafic routier et autoroutier de transit en région lyonnaise (FRACTURE) et l’association contre l’extension et les nuisances de l’aéroport Lyon-Saint-Exupéry (ACENAS) s’inquiètent ainsi de l’impact du projet sur l’environnement et la santé des riverains.

Fin 2018, le permis de construire délivré par le maire de Colombier a déjà été attaqué en justice. L’affaire doit être examinée par le tribunal administratif. Compte tenu de ce procès, “le projet ne débutera pas en 2019 comme prévu”, conclut le communiqué. 

L'installation d'une plateforme Amazon à Lyon retardée  ?

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L'Association de défense des riverains de l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry (Acenas), défendue par l'élu écologiste Etienne Tête, avait déposé un recours auprès du Tribunal administratif demandant la suspension du permis de construire accordé à la société Goodman France pour la réalisation d'une plateforme logistique de 160.000 mètres carrés, à Colombier-Saugnieu, pour le compte du géant américain de la vente en ligne Amazon.
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