Karavel, festival hip-hop survitaminé


Par Martine Pullara
Publié le 06/10/2017  à 11:27
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Le festival créé par Mourad Merzouki conforte sa volonté d’irriguer la région Auvergne-Rhône-Alpes de découvertes hip-hop. Lancement ce vendredi d’une programmation toujours d’une belle facture.

Chorégraphie de Mickaël Le Mer © Jill Bettendorff
© Jill Bettendorff
Chorégraphie de Mickaël Le Mer.

C’est la 11e édition d’un festival qui fait désormais partie du paysage chorégraphique régional, démontrant la réussite de Mourad Merzouki dans ce désir de donner à la danse hip-hop une réelle identité artistique et de territoire. Et l’on espère qu’avec le travail acharné qu’il mène depuis des années dans la région, en Ile-de-France avec le CCN de Créteil et à l’international, la danse hip-hop n’aura bientôt plus à craindre pour son devenir ni pour sa reconnaissance.
Afin de se doter de moyens supplémentaires et d’enrichir ses propositions artistiques, le chorégraphe a conçu pour la seconde année consécutive une programmation commune avec Karavel et son équivalent parisien, Kalypso, qu’il a créé il y a cinq ans. Bénéficiant d’une lisibilité accrue, les deux festivals présentent entre le 6 octobre et le 22 décembre 40 spectacles et 8 shows dans un réseau de 36 lieux partenaires. Mêlant pluralité des langages chorégraphiques et esthétiques, avec une ouverture à l’international, et faisant le pari de la jeunesse et des artistes émergents, cette double programmation laisse une place de choix aux femmes chorégraphes, souvent ignorées des projecteurs.

Karavel 2017 : les spectacles à ne pas rater

Dans le cadre de Karavel présenté en région, on citera quelques compagnies à voir : Dyptik, originaire de Saint-Étienne et menée par les chorégraphes Souhail Marchiche et Mehdi Meghari, qui cette année sera associée à la Maison de la danse. Leur nouvelle création, Dans l’engrenage, évoque le thème de la révolte et questionne le rapport de l’individu au groupe : au milieu des autres, comment trouver sa place et la conserver ? Pour ce faire, comment user des règles, les déjouer ?
Parasite est une pièce pour quatre danseurs de Sandrine Lescourant, interprète et chorégraphe formée très jeune à la danse classique, moderne et africaine. Conçue comme le premier volet de son triptyque sur les relations humaines, elle interroge la notion d’influence (vécue, acceptée ou subie) que peuvent avoir sur nous un mentor, un symbole, un média ou une personnalité. Avec en fond la question de la liberté de l’individu. Untitled est le premier spectacle de la compagnie Mazel Freten, fondée par le duo très prometteur des jeunes chorégraphes Laura Defretin et Brandon Masele, deux anciens champions de France de danse hip-hop âgés de 23 ans. Leur création donne à voir la rencontre entre la danse hip-hop et la danse électro. Il ne faut pas rater, bien sûr, Mickaël Le Mer, un chorégraphe que l’on aime, qui revient avec Crossover, une pièce pour huit danseurs. Intime, faite d’un délicat mélange de danse hip-hop et contemporaine, elle se trouve sublimée par une création lumière-son envoûtante. C’est, dit-on, l’une des œuvres les plus attendues des deux festivals.

Karavel – Du 6 octobre au 5 novembre.
Programme complet sur www.festivalkaravel.com

 

Compagnie Dyptik
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