Les shoppenboys prêtent leurs corps aux lyonnaises

Avec son 1 mètre 83 pour 76 kilos, Edouard a des mensurations plus modestes. L'un et l'autre sont shoppenboys, entendez par là qu'ils prêtent leur corps aux femmes le temps d'un shopping. A ne surtout pas confondre avec les chippendales, ces gogo dancer stripteasers.

Le 10 février prochain, à Lyon, 7 membres de la troupe seront disponibles en caleçon au magasin Celio. Âgés de 19 à 63 ans, taille S à XXL, ils joueront les mannequins authentiques au service de ces dames en quête d'une tenue pour leur compagnon. Pour chauffer l'ambiance, ils promettent des mini-chorégraphies entre deux essayages. Les shoppenboys sont nés, il y a un an, comme un défi d'une bande de copains.

C'est Romain qui a eu l'idée lorsque sa fiancée lui a offert une chemise aux manches trop courtes. Le concept a séduit l'enseigne de prêt-à-porter masculin Celio où la moitié des clients sont en réalité des clientes. "Shoppenboys, c'est pas un métier, on fait cela pour s'amuser", lâche Edouard, consultant informatique la semaine et occasionnellement "boy" de shopping. Il explique : "au départ les clientes sont surprises et un peu gênées. Puis elles se prennent au jeu, c'est plus facile d'avoir un mannequin au gabarit de leur mari et de voir comment tombent les vêtements que de choisir sur un cintre. Au final, elles ne sont plus embarrassées, elles font des commentaires sur nos poils, s'étonnent qu'on soit mariés".

Certains clients homme profitent même des services des shoppenboys, ceux qui ont la flemme de passer en cabine d'essayage.

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