Un individu a été arrêté à Villeurbanne près de Lyon, alors qu'il tentait de couper à la disqueuse un mât avec des caméras de vidéosurveillance. 
Poste central de vidéosurveillance policière dans la banlieue de Lyon © Tim Douet
L’évolution du dispositif de contrôle des mouvements de masse comme celui des Gilets jaunes illustre la progression de la surveillance à l’œuvre dans nos villes. Depuis la vague d’attentats de 2015-2016, les caméras et l’armement des polices municipales sont devenus monnaie courante. Mais, à l’heure de la fameuse “smart city”, les municipalités expérimentent aussi des technologies bien plus intrusives, dignes des romans d’anticipation les plus inquiétants.
faits divers
Plus utilisé que lors des manifestations contre la loi Travail, l'hélicoptère mis à disposition par la gendarmerie les samedis après-midi de mobilisation des Gilets jaunes est équipé de caméras haute précision. 
Mal compris du pouvoir, ce mouvement disparate et sans intermédiaires qui bat le pavé samedi après samedi, et tient encore quelques ronds-points ruraux, n’échappe pas aux mille yeux des forces de l’ordre, ni aux grandes oreilles du renseignement. Aidés de technologies modernes, vidéosurveillance en tête, les services de l’État tentent de surveiller, anticiper et contrôler les mobilisations des Gilets jaunes. Avec la tentation de restreindre le droit de manifester face à la frange ultra et minoritaire de casseurs.
Centre de protection urbaine de Lyon, 2011 © Tim Douet
Les débats philosophiques des décennies passées sur la vidéosurveillance semblent avoir laissé place à une approche dite “pragmatique”, mais surtout favorable à cette technologie. Même les communes traditionnellement contre, comme Villeurbanne, sautent le pas. Le dispositif permettrait d’apaiser la vie de la cité. Comme en témoigne le bilan de l’expérimentation des caméras-piétons par les policiers municipaux de Rillieux-la-Pape, plébiscitées.
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Un préavis de grève, des agents qui travaillent au centre de supervision urbaine gérant la vidéosurveillance à Lyon, a été levé in extremis avant le début de la Fête des lumières.
videosurveillance
À partir du 20 mai, la police de Vénissieux se verra dotée d’un nouvel outil. Les 56 caméras déjà installées en ville permettront désormais de verbaliser les manquements au code de la route dans la commune lyonnaise.
policier municipal
Les policiers municipaux pourront désormais filmer leurs interventions. Un décret paru ce mardi 27 décembre les y autorise officiellement. En réalité, ce dispositif existait déjà depuis plusieurs années : Rillieux-la-Pape avait été la première municipalité à équiper ses agents. Avec des résultats apparemment probants.
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Le Sytral a signé un contrat avec Spie Sud Est pour l'installation d'un système de vidéosurveillance en temps réel. Au deuxième semestre 2018, après une période de test, toutes les rames de la ligne D en seront équipées.
Michel Delpuech au salon de la sécurité
Pendant deux jours, l’Atrium de Tassin-la-Demi-Lune a accueilli le premier salon régional de la sécurité. Vidéoprotection, armement moins létal ou recrutement de gendarmerie, chaque stand proposait de s’informer sur les questions de sécurité, en particulier dans un contexte de menace terroriste.

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