Elliott Aubin (France Insoumise), le 23 mars 2019 à Lyon © Maxime Jegat / PhotoPQR-MaxPPP
Entretien – Aux municipales de 2014 à Lyon, ils étaient apparus en binôme sur la scène politique. Elliott Aubin et Andréa Kotarac étaient les visages de la France Insoumise, des camarades et des amis. Passé la sidération, l’élu du 1er arrondissement cède à une colère d’abord politique. Il revient sur une “trahison qui laissera des traces” et tente de casser toute sensation de porosité entre le positionnement des Insoumis et celui du nouveau parti de son ancien camarade.
L’ex-conseiller régional LFI Andréa Kotarac au meeting RN d’Hénin-Beaumont, le 24 Mai 2019 © Philippe Huguen / AFP
C’est une bascule inédite – des Insoumis au Rassemblement national – qui se lit comme un roman d’espionnage. La volte-face d’Andréa Kotarac s’est opérée dans un climat marqué par les tentatives d’influence russes sur la politique française, avec des entremetteurs et des considérations financières. Retour sur une bascule plus médiatique qu’idéologique.
Le Parti de gauche, désormais ancienne formation politique d'Andréa Kotarac, après l'annonce de son soutien au Rassemblement national a dit dans un communiqué “avoir appris avec consternation et par la presse son ralliement”. 
Mariani
L’ancien ministre Les Républicains, Thierry Mariani, était de passage à Lyon. Il est 3ème sur la liste du Rassemblement National de Marine Le Pen pour les élections européennes de mai. Il a expliqué les raisons de son départ et présenté son projet pour l’Europe.