Bernard Preynat, au tribunal de Lyon, le 13 janvier 2020 © Philippe Desmazes / AFP
Bernard Preynat a assuré ce mercredi avoir dit au cardinal Barbarin en 2010 qu’il était coupable d’agressions sexuelles “pendant de nombreuses années”. Ce que l’archevêque avait réfuté durant ses deux procès, parlant alors de “rumeurs”, de “trucs”.
Le procès en appel du cardinal Barbarin s’est déroulé à Lyon ces jeudi et vendredi. Au sein de la cour d’appel, les victimes du père Preynat, à qui la justice a donné raison en première instance, ont de nouveau pointé du doigt les fautes du cardinal. De son côté, la défense du prélat s’est attachée à différencier “la cause” portée par les parties civiles et “la rigueur du droit”.
Comme en première instance et lors du premier classement sans suite, le ministère public a demandé la relaxe du cardinal Barbarin. 
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“Rumeurs”, “trucs” ou “agressions sexuelles”, les débats du procès en appel du cardinal Barbarin ont tourné autour de la connaissance, depuis 2010, par l’archevêque de Lyon, des faits perpétrés par le père Bernard Preynat. Les parties civiles ont de nouveau soutenu qu’il était obligé de dénoncer ces faits à la justice. Le cardinal a répondu : pourquoi plus lui que “les familles” ou “la justice” elle-même ?
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Le procès en appel du cardinal Barbarin a débuté ce jeudi à Lyon devant la cour d’appel. Durant la première matinée, l’archevêque de Lyon a répété ne pas “comprendre” ce qui lui était reproché, se plaçant en position de victime, concédant, une nouvelle fois, des “fautes” de gestion, mais pas de fautes pénales.
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Le procès en appel du cardinal Barbarin s’ouvre ce jeudi à Lyon. L’archevêque de Lyon avait été condamné en première instance à six mois de prison avec sursis pour non-dénonciation d’agression sexuelle sur les victimes du père Preynat.
Deux nouveaux cas de pédophilie dans l’Église ont été signalés par l'évêque auxiliaire de Lyon. Un ancien séminariste a été mis en examen pour l'une des agressions sexuelles présumées.
Le père Pierre Vignon, en septembre 2018, à Saint-Martin-en-Vercors © Tim Douet
Le prêtre drômois, évincé du tribunal ecclésiastique de Lyon après avoir lancé une pétition demandant la démission du cardinal Barbarin maintient sa position après cette semaine de procès. L'auteur du livre "Plus jamais ça", sorti ce 2 janvier aux éditions de l'Observatoire salue le courage des victimes et s'interroge sur la soutien dont peut encore bénéficier le Primat des Gaules auprès de ses ouailles lyonnaises.
Monseigneur Gobillard, évêque auxiliaire de Lyon, a remercié les victimes de pédophilie d'avoir "libéré la parole" et "secoué l'église", en marge du procès Barbarin.
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Le procès du cardinal Barbarin se poursuit à Lyon ce mercredi 9 janvier. Mardi, les smartphones de deux personnes ont été confisqués durant l'audience.

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