Epandange de pesticides dans le nord de la France en 2012 © Philippe Huguen / AFP
Depuis quelques années, la lutte contre les pesticides illégaux et contrefaits est devenue “une priorité” eu égard aux dangers pour la santé publique et l’environnement. Entretien avec Chris Vansteenkiste, responsable du groupe chargé de la contrefaçon à Europol.
Siège de Bayer, à Lyon © Tim Douet
Couloir historique de la chimie, Lyon est devenu en quelques années une place forte des fabricants de pesticides et des semenciers. La majorité des leaders mondiaux y ont leur siège français. Nombre d’employés, CA..., la présence locale de Bayer, Monsanto, BASF et compagnie en chiffres.
1 591 tonnes dans l’Allier, 35 dans le Cantal. Département par département, cette carte montre l’intensité de l’utilisation des pesticides, en précisant lesquels – glyphosate, S-métolachlore, soufre sublime, fosétyl-aluminium... – sont les plus présents.
Epandage de pesticides dans le nord de la France en 2014 © Denis Charlet / AFP
Malgré une réglementation nationale drastique, la région Auvergne-Rhône-Alpes, grande consommatrice de pesticides, est touchée par les produits phytosanitaires de contrebande, interdits ou contrefaits. Au mieux, la substance active est inefficace. Au pire, elle induit des risques non évalués sur l’environnement et la santé publique. Dans le milieu agricole, le sujet est tabou.
Michèle Rivasi © Tim Douet
L’eurodéputée EEVL de la Drôme Michèle Rivasi dénonce le scandale sanitaire du chlordécon, un pesticide neurotoxique utilisé pendant des années aux Antilles alors qu’il était interdit partout dans le monde. Ni plus ni moins qu’un “génocide” perpétré par les plus hautes sphères de l’État, explique-t-elle à Lyon Capitale.
Paul Francois, devant la cour d’appel de Lyon, le 6 février 2019 © Jeff Pachoud / AFP
La cour d'appel de Lyon a de nouveau condamné la firme attaquée par l'agriculteur Paul François. Cependant, aucune indemnisation n'a été fixée pour le moment. 
Paul Francois, devant la cour d’appel de Lyon, le 6 février 2019 © Jeff Pachoud / AFP
Après deux décisions en sa faveur, l’agriculteur Paul François, intoxiqué au Lasso, attend le verdict de la cour d’appel de Lyon, ce 11 avril 2019, dans la procédure qui l’oppose à Monsanto. Portrait d’un David qui a longtemps cru à l’agrochimie contre un Goliath qui disposerait d’une armée de juristes et d’une solde illimitée pour débaucher des mercenaires de tout poil.
Fabrice Nicolino à Notre-Dame-des-Landes le 7 janvier 2016 © Loïc Venance / AFP
Rescapé de l’attentat à Charlie Hebdo, dont il a encore de lourdes séquelles, le journaliste Fabrice Nicolino est à l’origine d’un mouvement de fond pour l’interdiction des pesticides – “Nous voulons des coquelicots”. Entretien avec un homme déterminé, convaincu que si on faisait un référendum 80 % des gens voteraient pour la fin des pesticides.
Siège de Bayer, à Lyon © Tim Douet
Trolls sur les réseaux sociaux, tollé orchestré contre les études scientifiques indépendantes, décrédibilisation des opposants et bien sûr lobbyisme politique. La stratégie de Monsanto pour préserver la manne financière du glyphosate, produit auquel la firme rachetée par Bayer (basée à Lyon) a adossé tout son modèle économique, révélée par les Monsanto Papers.
Epandange de pesticides dans le nord de la France en 2012 © Philippe Huguen / AFP
Consommatrice gloutonne de pesticides, la région est largement polluée par les résidus de ces substances toxiques. À l’occasion du procès Paul François/Monsanto, dont le verdict sera rendu le 11 avril à Lyon, Lyon Capitale fait le point sur l’état des rivières autour de Lyon (nature des polluants et concentration), les risques encourus et les blocages politiques.

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