La maire du 1er arrondissement a présenté ce vendredi aux halles de la Martinière sa démarche programmatique en vue des élections municipales 2020 à Lyon. Égratignant au passage David Kimelfeld.
Le politologue lyonnais Paul Ariès devant la statue de la République, place Carnot, le 19 janvier 2019 © Antoine Merlet
Spécialiste des sectes et de la démocratie participative, apôtre de la décroissance et de la désobéissance civile, pourfendeur de la malbouffe et des théories véganes, Paul Ariès approche la soixantaine sans avoir quitté Lyon, ni perdu un certain goût pour la provocation. Politologue, polémiste, prof, auteur d’une quarantaine d’ouvrages (derniers parus : Gratuité vs capitalisme et Lettre ouverte aux mangeurs de viande qui souhaitent le rester sans culpabiliser), il est aussi journaliste militant, qui signe dans Golias, Politis ou Le Monde diplo, et dirige les revues engagées Le Sarkophage et Les Z’indigné(e)s. Inquiet pour la gauche aux prochaines européennes, il s’est rapproché de Nathalie Perrin-Gilbert en vue des municipales, convaincu que c’est à l’échelle des territoires que peuvent s’inventer de nouveaux modes de vie et s’amorcer la transition écologique. Notre entretien Grande Gueule de février.
La salle Rameau, reprise par la Compagnie de Phalsbourg, épaulée à la programmation par Scintillo, du groupe SOS dirigé par Jean-Marc Borello © Tim Douet / Charly Triballeau (AFP) – Montage LC
Après des mois de suspense, la salle Rameau a enfin trouvé repreneur. La Compagnie de Phalsbourg exploitera l’ancienne salle de billard ainsi que les deux étages pendant soixante ans, épaulée à la programmation culturelle par Scintillo, du groupe SOS dirigé par Jean-Marc Borello, proche du président Macron, qui préside la commission nationale d’investiture En Marche pour les élections européennes. Au cœur de la polémique, le géant du social poursuit son déploiement en terre lyonnaise, non sans inquiéter la maire du 1er, qui craint que le choix du jury d’appel d’offres n’ait été faussé par d’autres ambitions.
Nathalie Perrin-Gilbert, à l’hôtel de ville de Lyon – novembre 2018 © Tim Douet
Gérard Collomb a fait l’impasse, comme depuis quatre ans, sur les vœux du 1er arrondissement. Un choix qui lui a permis de s’éviter une charge sévère contre son modèle lyonnais. Sur l’estrade, Nathalie Perrin-Gilbert, la maire de l’arrondissement, s’en est surtout servie pour présenter son contre-modèle : plus participatif, moins porté sur le béton et le marketing territorial.
Dans le cadre de la tournée du chroniqueur de Médiapart Usul, la maire du 1er arrondissement de Lyon se rendra ce dimanche soir à l’Aquarium ciné-café pour débattre du référendum d’initiative citoyenne.
Forum national de la gratuité
Ce samedi se tenait dans le 1er arrondissement de Lyon le forum pour la gratuité. Au programme, des personnalités politiques de gauche, et l’évocation de la gratuité des transports en commun.
Paul Ariès, directeur l’Observatoire international de la Gratuité (OIG) Photo : FRED DUFOUR / AFP
A l’occasion du Forum National de la gratuité du service public, le politologue Paul Ariès affirme la nécessité d’instaurer la gratuité comme modèle de société d’avenir. Associé avec la maire du 1er arrondissement de Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert, il travaille pour que la ville soit au cœur de cette mobilisation pour la gratuité en commençant par les transports en commun.
Nathalie Perrin-Gilbert au conseil municipal, le 19 novembre 2018 © Tim Douet
En 2020, Nathalie Perrin-Gilbert portera les couleurs de La France Insoumise. Après avoir conquis le 1er arrondissement en 2014, elle lorgne désormais sur la ville entière. En s’appuyant sur les Insoumis et sur des citoyens engagés associativement, elle se fixe l’objectif de “déconfisquer” une ville qui appartient aujourd’hui, dit-elle, à Gérard Collomb et à une “oligarchie politique et économique”. Entretien.
Nathalie Perrin-Gilbert, à l’hôtel de ville de Lyon – novembre 2018 © Tim Douet
À Lyon, Nathalie Perrin-Gilbert s’affirme comme le nouveau visage de la gauche. Le succès viral (1,2 million de vues sur les réseaux sociaux) de son intervention ciselée lors de la réélection de Gérard Collomb l’a confirmé. Tout comme son alliance avec La France Insoumise, très heureuse d’avoir trouvé en elle une incarnation lyonnaise de son mouvement. […]
Une Lyon Capitale 783
Il n’y a décidément pas loin du Capitole à la roche tarpéienne. Quand on a assisté au concours d’éloges que fut le dernier conseil municipal de Gérard Collomb avant son départ à Paris, et constaté la froideur de celui qui a couronné son retour, on se dit qu’en dix-huit mois bien de l’eau a coulé sous les ponts de Lyon et d’ailleurs.

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