Houzelot
"Un potentiel scandale d'État" (Le Point), "La bonne affaire de Numéro 23 devient l’affaire Numéro 23" (Challenges), "TNT: la polémique enfle" (L'Express), "La vente de la chaîne « Numéro 23 » suscite l'indignation" (La Croix)… Depuis que Pascal Houzelot a annoncé la revente de la chaîne Numéro 23 pour près de 90 millions d'euros, alors qu'il l'a obtenue gratuitement du CSA il y a tout juste deux ans et demi, la polémique ne cesse d'enfler. Quels sont les dessous de cette affaire du siècle ? Comment s'est jouée l'attribution des nouvelles chaînes de la TNT ?
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L’histoire de la chaîne de la TNT Numéro 23, de sa sélection par le CSA sous le nom de TVous la Télédiversité à sa revente à Alain Weill. En trois L : léchage, lâchage, lynchage.
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Interviewé sur LCI il y a trois ans, l’ancien président du CSA dénonçait précisément le scandale que nous sommes en train de vivre avec la revente de Numéro 23 au groupe d’Alain Weill (RMC, BFM)...
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Il y a trois semaines, les Français apprenaient que le groupe Next Radio TV d’Alain Weill allait racheter la chaîne TNT Numéro 23 pour 90 millions d’euros. Michel Boyon, ancien président du CSA, qui avait octroyé en 2012 ce canal gratuit à son ami Pascal Houzelot, dans des conditions très contestables, a intelligemment utilisé une célèbre agence de communication pour faire diversion. De nombreux médias, du 4 au 7 avril 2015, soit au moment de l’annonce de l’acquisition, n’ont ainsi pas hésité à faire de Boyon le “sauveur du Maroc”. Mais qui a-t-il sauvé au juste ?
Sébastien Huyghe
À l’occasion du processus de désignation de la présidence de France Télévisions, un certain Sébastien Huyghe, porte-parole de l’UMP, a rédigé et envoyé aujourd’hui aux rédactions un communiqué de presse se voulant drôle et spirituel. Raillant, dans un style assez maladroit, l’anaphore désormais éculée de François Hollande “Moi, président de la République”, le député du Nord, à la mémoire toute sélective, fait table rase du passé de l’UMP, comme si le CSA fantoche de Michel Boyon avait été un modèle de transparence, d’honnêteté et de vertu.
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Dans un article du 18 avril 2015, intitulé “ TNT : Réflexion sur une réflexion des ventes de chaînes ”, le journaliste “ média ” du Monde, Alexandre Piquard, écrit beaucoup… sans pourtant dire l’essentiel.
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Lorsque le CSA version Michel Boyon lance un appel à candidatures en octobre 2011 pour attribuer six nouveaux canaux sur la TNT gratuite, deux projets sont centrés sur « la diversité ». L’un, complètement bidon, initialement baptisé Tvous la Télédiversité (et qui deviendra Numéro 23), porté par Pascal Houzelot. L’autre, Urb TV, défendu par Radio Nova, Pierre Lescure, Luc Besson ou encore l’équipe du mensuel So Foot.
Ink Master
Selon nos confrères de Satellifax, “un amendement dans le cadre du nouveau volet de la loi Macron pourrait taxer lourdement toute revente d'une chaîne de la TNT”. Catherine Morin-Desailly (UDI-UC), présidente de la commission de la Culture au Sénat, devrait ainsi proposer un amendement visant à “quadrupler l'actuelle taxe (de 5 à 20%) due à l'Etat en cas de revente d'un canal de la TNT”. Bigre ! Que d’audace !
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Le tour de passe-passe que nous évoquions dès 2012 est en train de se produire sous nos yeux : la chaîne Numéro 23, lanterne rouge de la TNT à l’audience infinitésimale, est entrée en “négociation exclusive” avec le groupe d’Alain Weill, NextRadioTV (BFM TV, RMC, RMC Découverte). Elle serait vendue près de 90 millions d'euros, après avoir été gratuitement offerte sur un plateau par le CSA de Michel Boyon à un certain Pascal Houzelot et à ses amis. Gratuitement, vraiment ? C’est bien là toute la question.

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