Gérard Collomb à un meeting En Marche, en 2017 © Tim Douet
Depuis Paris, Gérard Collomb est gagné par un accès de fébrilité quant aux scrutins locaux de 2020. Pour enrayer un mauvais alignement des planètes, il a précipité l’annonce de sa candidature aux élections municipale et métropolitaine. Son entourage redoute tout autant la fin de l’état de grâce macronien que l’aspiration au changement après dix-sept ans de règne et un intermède ministériel.
Election du président de la métropole au Grand Lyon, le 10 juillet 2017 © Tim Douet
La nouvelle carte électorale laisse un goût très amer aux élus des monts d’Or. Faiseurs de majorité au Grand Lyon depuis 2001 grâce à un système dans lequel ils étaient surreprésentés, ils digèrent mal le fait que les maires ne siègent plus systématiquement au conseil métropolitain, malgré les promesses de Gérard Collomb.
Gérard Collomb et David Kimelfeld au conseil métropolitain, en mai 2017 © Tim Douet
En 2020, les conseillers métropolitains seront élus au suffrage universel direct. Une première historique qui tranche avec les accords de couloir sur lesquels ont reposé les élections de Gérard Collomb puis David Kimelfeld. Ce nouveau scrutin, Collomb l’a façonné tout seul à la création de la métropole : d’une prime majoritaire à une carte électorale qui semble taillée sur mesure pour La République En Marche.
métropole conseil métropolitain 10.07.17
Entre perte d'influence et manque de représentativité du territoire, Marc Grivel, premier vice-président de la métropole, a interpellé David Kimelfeld ce vendredi en conseil métropolitain. Sa requête: demander à Gérard Collomb d'assurer qu'il y aura un siège par commune en 2020, avec le nouveau mode de scrutin.