Emmanuel Macron, à Lyon, en septembre 2017 © Tim Douet
Présentée comme la petite sœur de la loi sur le secret des affaires, celle sur les fake news est vécue par les médias comme une entrave supplémentaire à la liberté de la presse. La promesse du Gouvernement de les exclure du périmètre d’une loi focalisée sur les plateformes en ligne peine à convaincre.
Dessin de presse sur Facebook © Nicolas Wild
Quand une œuvre d’art avec un téton visible disparaît aussi vite qu’elle a été postée, une vidéo de Daech ou une fausse information continue de tourner pendant plusieurs heures. Sur Facebook et Twitter, la censure frappe à tout instant, mais oublie parfois le plus important.
Denis Robert, lors d’une conférence à Lyon – mars 2018 © Tim Douet
De la Vologne à l’affaire de la multinationale Clearstream, Denis Robert n’a cessé de dénoncer les dérives de la presse. Confronté aux pouvoirs politiques et économiques, il a gardé une haute vision du journalisme, une profession qui “ne peut pas se contenter de passer les plats”. Entretien.
Dessin de presse © Enef
Condamnés pour la première fois de l’histoire du mensuel à une publication judiciaire à la une, Lyon Capitale a décidé de ne pas faire appel et de faire toute la transparence sur dix ans de procès divers et variés. Le bilan est simple : financièrement, il vaut mieux ne pas faire de l’enquête en France.
Dessin de presse © Enef
Les pressions sur la presse changent de nature. Droits de réponse et procès en diffamation laissent place à de nouvelles procédures, aux enjeux financiers parfois considérables. Entre un monde économique qui a du temps et de l’argent et une presse financièrement souffreteuse, le bras de fer juridique semble de plus en plus inégal.
Francois-Bayrou-et-Michel-Mercier
Dossier Liberté de la presse – Les responsables politiques brandissent souvent la menace de plaintes en diffamation. Mais ils ne vont pas toujours jusqu’à l’audience, pour éviter de relancer des affaires tassées.
Une du mensuel Lyon Capitale de mai 2018 (777)
L’édito du mensuel – La liberté d’expression rétrécit en France comme peau de chagrin. Il devient difficile d’exercer son métier de journaliste, la parole étant de plus en plus criminalisée, quand sur les réseaux sociaux le pire côtoie le pire sans que les auteurs, généralement anonymes, en soient inquiétés, ou si peu.