Jusqu’à présent, mon passé de joueur se résume à des parties entre amis, dont l’enjeu dépasse rarement 10 euros. Une petite expérience sur Internet, avec quelques gains, persuade la rédaction de Lyon Capitale, que je suis l’homme de la situation. Celui qui doit affronter, pour de vrai, les joueurs de poker du Casino le Lyon Vert.
Autorisé dans les établissements de jeu depuis un an, le poker a connu un engouement proche de la folie en 2006, notamment grâce à la visibilité que lui a offert Patrick Bruel en commentant les parties diffusées sur Canal Plus.
Rencontre avec des croupiers tout juste sortis de Cerrus, l’école privée spécialisée dont le siège social est basé à Lyon.
Aboyeuse, pousse-pièce, slot machine, MAS, bandit-manchot... Depuis leur autorisation en 1987 par le nébuleux ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, les machines à sous sont devenues la poule aux oeufs d’or des casinotiers et réalisent aujourd’hui plus de 90% de la recette des 197 casinos français. Mais quelle est l’astuce ?
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Reportage au Lyon Vert, à Charbonnières, deuxième casino le plus rentable de France.
À Lans-en-Vercors, une poignée d’habitants s’est mobilisée contre la construction d’un casino. La justice leur a donné raison. Pour le moment.
C’est une des incongruités historiques dans la gestion politique des jeux de hasard et d’argent. Les casinos sont liés aux communes par des délégations de service public (DSP), le jeu pouvant ainsi être considéré comme un service d’utilité publique, comparable à la fourrière, à l’eau, aux parkings... Et pour certaines communes, les prélèvements effectués sur les casinos deviennent parfois une recette indispensable à leur fonctionnement, au risque d’instaurer une relation de dépendance, sinon malsaine, au moins risquée.
Jean-Pierre Martignoni-Hutin est rattaché au Groupe de recherche sur la socialisation (GRS), à la faculté d’anthropologie et de sociologie de Lyon 2. L’essentiel de ses travaux porte sur le jeu.
Gilles Pagès est professeur au laboratoire de probabilités et modèles aléatoires de l’université Pierre et Marie Curie (Paris). À titre de “hobby”, il s’est intéressé aux jeux de hasard de la Française des Jeux et en a fait un livre de vulgarisation (En passant par hasard, Vuibert).
Parmi l’ensemble de l’offre de la Française des Jeux, le Rapido est considéré comme le plus puissant addictogène. Mais ce jeu de tirage est aussi victime de sa propre réussite. Pour la première fois, la Française des Jeux a en effet dû modérer elle-même son système. En dix ans, la mise maximum autorisée est passée de 500 à 10 euros. Avec 8 bons numéros et une double mise, le plus chanceux des joueurs ne gagnerait aujourd’hui “que” 100 000 euros. Une somme dérisoire à côté des millions mis en jeu pour le Loto.

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