Le délibéré rendu ce mardi 16 juillet dans l'affaire du GSP de Vénissieux met hors de cause six policiers sur les sept poursuivis pour des faits de corruption. Ils sont en revanche tous condamnés pour violation du secret professionnel. Les avocats comme le parquet ont dix jours pour faire appel.
Hôtel de police © Tim Douet
Près de dix ans après l’affaire Neyret, le spectre du numéro deux de la PJ plane toujours rue Servient. Et alors que l’ex-star de l’anti-gang a fait une apparition remarquée au procès de la Bac de Vénissieux, la justice lyonnaise continue d’interroger les relations entre flics et indics. Deux juges enquêtent sur la relation entre le patron de la lutte anti-stup français et l’un des principaux trafiquants. Avec cette question : l'indic a-t-il profité de son statut pour poursuivre ses importations colossales, sous l’œil complice de la police ? Comme lors du déchargement de dizaines de tonnes de cannabis dans un entrepôt de Vénissieux.
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Partie sur les chapeaux de roue sur la base de dénonciations anonymes à la crédibilité douteuse, l’affaire dite de la Bac de Vénissieux, dans laquelle sont cités sept fonctionnaires, demeure engluée dans les tréfonds du palais de justice de Lyon.
Michel Neyret, chez lui, en avril 2017 © Tim Douet
Pour mieux connaître celui dont le procès en appel se déroule ces jours-ci à Paris, Lyon Capitale vous propose l’entretien que nous avions eu avec l’ex-numéro deux de la PJ lyonnaise, chez lui, en avril 2017 (paru dans notre mensuel n°766). Juste après sa participation à la édition de Quais du polar.
Michel Neyret
Le procès Neyret s’ouvre ce mercredi à Paris. L’ancien flic, avait été condamné en première instance en 2016 à deux ans et demi de prison ferme. Lyon Capitale republie son enquête sur cette affaire médiatique et judiciaire hors du commun parue dans le mensuel n°755 (mai 2016). Avec en tête d’affiche l’ex-numéro 2 de la police judiciaire de Lyon.