Assemblée nationale, juin 2017 © Tim Douet
Utilisé dans certains pays, le tirage au sort des élus intéresse aussi les Gilets jaunes. Ils l’imaginent comme instrument de reconquête d’un pouvoir confisqué par les professionnels de la vie politique. En France, il est expérimenté depuis 2014 dans les conseils citoyens des quartiers défavorisés.
Grand débat à Grigny, le 17 janvier 2019 © Antoine Merlet
Dès le coup d’envoi du “grand débat national” qui doit dessiner une porte de sortie à la crise des Gilets jaunes, deux communes de la métropole ont organisé une réunion publique : Grigny et Saint-Germain-au-Mont-d’Or. La sociologie de ces deux communes, très éloignée, a débouché sur deux priorités bien différentes : la fin du monde et la fin du mois. Ces deux soirées d’échanges ont aussi montré les limites de l’exercice, entre Gilets jaunes et citoyens sans gilet.
Le patron du parti Les Républicains devrait délaisser quelques temps le siège du conseil régional de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour partir à la rencontre des Français, notamment de son parti, et échanger quant à leurs revendications. 
Dans le cadre du grand débat national, consultation lancée à la suite de la crise des "gilets jaunes", Lyon Capitale ouvre ses colonnes. Cécile Gallien (Modem, LREM) a recueilli les doléances de ses concitoyens à Vorey, un village de Haute-Loire.
Pour le maire de Lyon, les quatre thèmes du grand débat national seront plutôt hors sol à Lyon. Selon Gérard Collomb, la ville est en avance sur la fiscalité, la démocratie ou l'environnement. Pour autant, il organisera des réunions publiques durant ces deux mois de concertation pour tenter de sortir de la crise des gilets jaunes.
Les Républicains du Rhône mettent en garde l'exécutif contre la volonté de faire peser la responsabilité du grand débat national sur les mairies. Alexandre Vincendet et Patrick Verchère estiment ce n'est pas aux édiles d'organiser la réponse à une colère dont ils ne sont pas responsables.