Hôtel de police © Tim Douet
Deux plaintes pour corruption visant le policier qui a dirigé l’enquête dite des ripoux de Vénissieux et d’autres dans le milieu des fourriéristes lyonnais ont été enregistrées par le parquet de Lyon, qui a saisi l’IGPN. Elles émanent des gérants de la fourrière de Villeurbanne, qui lui reprochent d’avoir lancé un contrôle à leur encontre à la demande d’un concurrent. Concurrent avec lequel ils sont en conflit au pénal.
Cour d'assises du Rhône © Tim Douet
La cour d’appel de Lyon a entendu ce mercredi les sociétés MAP Dépannage et Capoccitti Dépannage, rivales de longue date. La première a récupéré en 2015 la gestion de la fourrière de Vaulx-en-Velin, après un contrôle de la seconde, qui avait remporté l’appel d’offres dans un premier temps. Son gérant a porté l’affaire au pénal, accusant ses rivaux d’avoir fourni dans leur offre des informations mensongères. Mais le document officiel qui résume les offres est aujourd’hui introuvable. Capoccitti a été condamnée en première instance. Une décision qui, si elle était confirmée dans le délibéré du 30 janvier prochain, entraînerait la chute de l’entreprise.
Enlèvement d’un véhicule pour mise en fourrière à Lyon © Tim Douet
Concurrence effrénée pour les marchés publics, dénonciations, procès et recours en cascade, les fourriéristes se livrent à une lutte sans merci dans l’agglomération lyonnaise. Un milieu obscur pour le profane, où tous les coups semblent permis pour s’arroger la plus grosse part d’un gâteau sans cesse remis en jeu. Même la sollicitation de policiers pour faire tomber un voisin trop gourmand ? L’enquête de Lyon Capitale.