D-facto au CSA© tim douet_017
13e épisode de nos aventures, dans les coulisses du pouvoir et de la télé. Le 2 avril 2012, Michel Boyon nous communique, par le biais d’une connaissance commune –en l’occurrence un ministre du gouvernement Fillon- les « trois vraies raisons strictement confidentielles » pour lesquelles nous n’avons pas eu de chaîne sur la nouvelle TNT. Raisons pour le moins inattendues…
CSA
Alors que le CSA a lancé son premier Baromètre de perception de la qualité des programmes et que les résultats sont médiocres pour la télé française, Michel Boyon n’y a rien vu d’inquiétant et s’est au contraire une fois encore autocongratulé. "Dans les faits, le rôle du CSA sur la qualité des programmes a été plus important qu’on ne peut l’imaginer, a t-il lancé sans rire en conférence de presse, devant un parterre de journalistes anesthésiés.
Michel Boyon © tim douet_0358
Alors qu’il sera remplacé par Olivier Schrameck dans une dizaine de jours, Michel Boyon a fait, lors de la présentation du "Baromètre de Perception de la Qualité des Programmes" (si, si… ça existe…) le bilan de ses six années passées à la tête du CSA. Fidèle à ses habitudes, il a prononcé un discours dévolu à sa propre gloire. Tout en prônant désormais "la redéfinition de la réarticulation des régulateurs". Le tout le plus sérieusement du monde. La presse télé semble quant à elle conquise. Extraits.
Bourdin
Ou l’art du recyclage low cost. Alors que le groupe d’Alain Weill, NextRadioTV, a obtenu la chaîne RMC Découverte sur la TNT en haute-définition, Jean-Jacques Bourdin, animateur de RMC (la radio), que l’on peut déjà écouter en simultané sur BFM TV, a annoncé hier soir, dans l’émission de Jean-Marc Morandini, que sa matinale radio serait diffusée en direct sur RMC Découverte dès le 14 janvier. Comme on le disait sur France Inter dans les années 90 : "Écoutez, ça n’a rien à voir". Un premier sujet, en tout cas, pour le futur président du CSA, Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet du Premier ministre Jospin, qui succèdera le 24 janvier à Michel Boyon… ancien directeur de cabinet du Premier ministre Raffarin.
Pas d'image
Michel Boyon, dont le mandat à la tête du CSA s’achèvera le 24 janvier, a tenu à nous faire savoir, le 16 décembre 2011, que si notre projet était "particulièrement intéressant", il fallait "absolument être accompagnés par un grand professionnel de la télé pour être vraiment certains d’obtenir la chaîne". C’est ainsi qu’il nous fera appeler, trois jours plus tard, pour nous transmettre une liste "secrète" de quatre noms, dont un certain Norbert Balit (en photo), vers lequel allait sa préférence. Suite croustillante de nos pérégrinations, du CSA en passant par l’Élysée, ce qui au fond est la même chose. PAF : quand le documentaire dépasse la fiction.
La baie des flamboyants
Alors qu’il a placé son mandat sous le signe de « la diversité » et que la chaîne offerte à Pascal Houzelot, TVous la Télédiversité, devait être la consécration de cet engagement philanthropique et désintéressé, le président du CSA a soudainement négocié, en décembre 2012, un virage à 180 degrés, déclarant désormais, à chaque sortie publique, qu’il avait nourri de sérieux doutes sur la ligne éditoriale de la chaîne, re-baptisée Numéro 23 juste avant son lancement. Tout en ajoutant que le tour de table des actionnaires l’avait rassuré. Histoire d’une manipulation.

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