David Kimelfed, depuis son fauteuil de président de la métropole, tisse sa toile en participant à des rencontres politiques qui ne sont clairement pas neutres. Son cœur de cible apparaît clairement : les déçus des années Collomb.
Arrivée de Gérard Collomb à la gare de Perrache, le 3 octobre 2018 © Tim Douet
Le retour de Gérard Collomb ne ressemble pas à la marche de l’empereur qu’il avait imaginée en quittant précipitamment la place Beauvau aux premiers jours d’octobre. Les élus et la société civile ne lui ont pas déroulé le tapis rouge. Ce retour qui s’opère en couple brouille aussi les perspectives politiques des Collomb, notamment auprès de La République en Marche.
Caroline Collomb © Tim Douet_0346
Plus de 20 “marcheurs”, principalement lyonnais, ont signé une lettre ouverte adressée à Christophe Castaner, le délégué général de LREM, pour dénoncer les dysfonctionnements locaux d’En Marche. Leur missive vise en creux Caroline Collomb, référente départementale du parti, critiquée pour sa gestion trop opaque et individuelle.
Caroline et Gérard Collomb, dans les salons de la préfecture, en mars 2014 © Tim Douet
Gérard Collomb sera au Double Mixte de Villeurbanne le 29 septembre, pour une rencontre avec les militants LREM du Rhône en compagnie de Marlène Schiappa.
Comment le couple Collomb a mis sous verrou la vie politique lyonnaise. Enquête sur une double conquête du pouvoir hors norme.
Lyon Capitale 780 une
L’édito du mensuel – Si vous pensez que l’on connaît déjà la fin, vous avez tort. Pour ceux qui ne connaissent pas, la série House of Cards suit l’ascension jusqu’à la tête des États-Unis d’un couple sans scrupules, Franck et Claire Underwood, puis leur combat acharné pour rester au pouvoir. Lyon vit pour sa part au rythme de la série House of Collomb, qui présente quelques similitudes.
David Kimelfeld et Gérard Collomb, au conseil métropolitain, en 2017 © Tim Douet
Il n’avait pas vraiment besoin de le rappeler, mais Gérard Collomb a fait savoir en juin qu’il était sur le retour et qu’il restait le patron à Lyon. Pour les élections municipale et métropolitaine de 2020, il pilotera tout. Grand seigneur, il offre un strapontin à David Kimelfeld, qui l’a remplacé à la métropole. Au préalable, il a cependant pris bien soin de lui savonner la planche.